Vendredi 6 juin 2008

Joli(e) coeur,

Un peu d'histoire...et oui, joli(e) coeur, ta maman devait devenir professeur d'histoire ; elle a tout fait pour pouvoir passer le concours de l'IUFM mais se s'est jamais présentée : pourquoi, me diras tu ?

Tout simplement, parce qu'au cours de sa licence, l'Université a proposé aux étudiants de ma promo d'aller faire un "stage" en collège ou lycée pendant 15 jours.
La plupart des étudiants l'ont effectué dans leur ancien collège ou lycée mais pas moi.

J'habitais le quartier de Villejean à Rennes, à cette époque, et j'ai demandé à le faire au collège Malifeu.

Cela a été une sacré découverte sur beaucoup de plans.
Mais surtout, et pour moi, c'est cela l'essentiel, je me suis aperçue que je n'avais pas du tout le profil pour être une bonne enseignante. C'est un très beau métier et j'admire mes amis qui le sont aujourd'hui car elles vivent des situations pas toujours simples.

J'ai tout de même continé jusqu'en maîtrise et ensuite, j'ai bifurqué vers une école des gestion d'entreprise.
J'ai eu mon DESS ; cela n'a pas été simple mais j'y suis arrivée grâce au soutien de ton papa entre autre ! et oui, nous nous connaissions déjà !

L'Histoire est donc pour moi une passion et j'ai décidé de consacrer cette page à celle de ton pays. Ainsi, je me rapproche de toi...de tes racines.

Histoire de la Colombie :

C'est autour du fleuve Magdalena que l'on trouve les premières traces de présence humaine en Colombie. Des reliques d'une civilisation quasiment inconnue, datant des cinq derniers siècles av. J.-C., ont été découvertes à San Augustín, près de la source du fleuve, dans les Andes colombiennes : des statues de pierre, des bas-reliefs, des chambres funéraires et des sanctuaires, dans un style qui rappelle parfois celui des Aztèques.

Des siècles plus tard, avant l'arrivée des Espagnols, les hauts plateaux de l'est, près du fleuve Magdalena, furent habités par une tribu amérindienne, les Chibchas. Bons cultivateurs, ils étaient également d'excellents orfèvres et on a retrouvé des quantités de petits objets (colliers, figurines) en or ou en tumbaga (un alliage d'or et de cuivre), datant de 1000 à 1500 apr. J.-C.


En 1502, lors de son dernier voyage vers le Nouveau Monde, Christophe Colomb 
 explora une partie de l'empire des Chibchas, sur les côtes septentrionales de l'actuelle Colombie. Dans son sillage, les conquistadores espagnols établirent à Darién, en 1510, leur première colonie sur le continent américain. Attirés par ce nouvel eldorado, les colons progressèrent rapidement. Sur la côte tout d'abord : ils fondèrent Cartagena, puis, Santa Marta. Vers l'intérieur ensuite : Santa Fé de Bogotá - qui allait devenir Bogotá - fut conquise par Gonzalo Jiménez de Quesada, en 1538.



La région fut, à partir de 1544, intégrée à la vice-royauté du Pérou, avant de devenir, en 1740, le centre de la vice-royauté de la Nouvelle-Grenade. L'économie de la colonie reposait alors en grande partie sur l'esclavage : aux Indiens succédèrent les esclaves noirs. Elle fut également servie par les ressources naturelles du territoire (émeraude et autres pierres précieuses) et la présence de l'isthme, qui assurait le rayonnement des villes portuaires.

Cependant, les Espagnols, qui accaparaient les richesses, se heurtèrent à l'hostilité grandissante des indigènes. La révolte des comuneros de Socorro, en 1781, fut la première manifestation de l'identité créole et le prélude au mouvement pour l'indépendance. Les insurgés marchèrent alors sur la capitale, pour protester contre les nouveaux impôts imposés par l'Espagne et réclamer leur part de la richesse nationale. Dès lors, le peuple de la Nouvelle-Grenade prit part au mouvement pour l'indépendance qui naissait dans l'ensemble de l'Empire espagnol.

En 1810, les provinces de la Nouvelle-Grenade se réunirent en fédération et décidèrent de rompre avec l'Espagne. Face à la répression menée par les autorités espagnoles, le désir d'indépendance fut quelque temps étouffé. Cependant, les succès militaires de Simón Bolívar sur les Espagnols, un peu partout sur le continent, redonnèrent espoir aux indépendantistes. Ainsi, le 7 août 1819, le général Bolívar remporta une victoire décisive à la bataille de Boyacá. Entré dans Bogotá, il proclama alors l'indépendance de la Nouvelle-Grenade.


Quelques mois plus tard, le congrès d'Angostura (17 décembre 1819) donna naissance à l'État de Grande-Colombie, qui réunissait la Nouvelle-Grenade, l'actuel Panamá et, après leur libération, le Venezuela et l'Équateur. Cette expérience ne survécut pas à son inspirateur et, en 1830, après la mort de Bolívar, le Venezuela, puis l'Équateur, firent sécession.

Dès les premières années de l'indépendance, le pays fut divisé en deux blocs politiques qui allaient s'affronter durant des décennies. D'un côté, les conservateurs, soutenus par l'Église, partisans d'un État centralisé; de l'autre, le bloc libéral, fédéraliste, qui voulait soustraire la politique à l'emprise de la religion.
Les premières décennies qui suivirent l'indépendance furent marquées par plusieurs guerres civiles et par de fréquents changements constitutionnels.

En 1858, le pays fut doté d'une constitution semi-fédérale et la nouvelle République fut baptisée Confédération grenadine. Cinq ans plus tard naissaient les États-Unis de Colombie, sur le modèle résolument fédéral du voisin nord-américain. Après quelques années de relative stabilité, une nouvelle guerre civile éclata en 1876. De retour au pouvoir, les conservateurs imposèrent au pays, en 1886, une constitution centraliste, celle de la république de Colombie, qui resta en vigueur jusqu'en 1991.

La deuxième moitié du XIXe siècle se caractérisa par de nombreux changements, qui marquèrent profondément la société : ce fut l'abolition de l'esclavage, en 1851; puis, en 1853, la séparation de l'Église et de l'État.

En 1903, poussé par les États-Unis, le Panamá accéda à l'indépendance. La Colombie perdit alors un accès important au commerce maritime; cependant, les compensations financières accordées par Washington lui permirent tout de même d'entamer la diversification d'une économie, qui reposait jusque-là essentiellement sur le commerce du café.

Jusqu'en 1930, la Colombie connut une période de stabilité politique et put se consacrer à son développement économique. La construction de routes, dès le début du siècle, permit un début d'expansion commerciale. L'exploitation des gisements de pétrole et la culture du café prirent également de l'ampleur.
Les libéraux, de retour au pouvoir en 1930, s'engagèrent dans de nouvelles réformes. Jusqu'à la démission, en 1945, du président Alfonso López Pumarejo, ils firent voter une loi de réforme agraire, la reconnaissance du droit de grève et des droits syndicaux, un salaire minimum et des congés payés.
À partir de 1945, l'aile la plus radicale du parti libéral, dirigée par Jorge Eliecer Gaitán, qui s'opposait à la politique d'union nationale du président Alberto Lleras Camargo, devint de plus en plus populaire. Le 9 avril 1948, l'assassinat de Gaitán déclencha une sanglante révolte contre le gouvernement conservateur à Bogotá et dans les principales villes du pays. La violencia, - c'est ainsi que l'on baptisa cette insurrection populaire - fit au moins 1 500 morts et 20 000 blessés. La révolte fut finalement contenue et le gouvernement fut rééquilibré en faveur des libéraux.

Le 13 juin 1953, le général Gustavo Rojas Pinilla s'empara du pouvoir, à la faveur d'un coup d'État. En 1957, après de nouvelles violences, Rojas Pinilla fut renversé par une junte militaire. Celle-ci dut se résoudre à convoquer des élections générales et une trêve fut conclue entre les libéraux et les conservateurs. Ils décidèrent alors l'alternance aux plus hauts postes de l'État (présidence et cabinets ministériels) pour une durée de seize ans. Cependant, la nouvelle coalition, le Front national, ne parvint pas à enrayer la violence politique.

Le libéral Alberto Lleras Camargo fut élu en 1958; en 1962, le conservateur León Valencia lui succéda. Les libéraux revinrent au pouvoir en 1966, avec Carlos Lleras Restrepo. La coalition conserva la majorité dans les deux Chambres, mais parvint rarement à réunir la majorité des deux tiers nécessaire au vote des lois, et le pays connut donc plusieurs périodes de quasi-paralysie. Ce climat favorisa une guerre civile larvée, qui trouva également ses racines dans le marasme économique.

Dès les années 1950, certains paysans, influencés par l'émergence du communisme, constituèrent, sur leurs terres, des "zones d'autodéfense". Ce mouvement fut rapidement relayé par une guérilla organisée : les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), créées en 1966, qui lancèrent une campagne d'attentats. Face à cette situation, le président conservateur Guillermo León Valencia déclara l'état de siège et, avec l'aide des États-Unis, se lança dans une lutte sans merci contre les groupes armés. Dans le sillage des FARC, le mouvement M-19 lança à son tour, dans les années 1970, une guérilla, urbaine cette fois. Lorsque la coalition du Front national prit fin, en 1974, Alfonso Lopez Michelsen, un libéral, fut élu président.

L'amnistie de quelque 400 guérilleros par le président Betancur, élu en 1982, et son orientation vers un régime de libéralisation (et en particulier la trêve conclue, en mai 1984, entre le gouvernement et les rebelles) ne suffit pas à ramener la paix civile en Colombie. Les affrontements reprirent de plus belle en 1985. En novembre, les guérilleros s'emparèrent du palais de justice de Bogotá, prenant des dizaines de personnes en otage. L'armée intervint et de très violents combats éclatèrent : 100 personnes, dont le président de la Cour suprême et dix juges, furent tuées.

Les libéraux remportèrent les élections de 1986 et Virgilio Barco Vargas, leur dirigeant, devint président de la République. En août 1989, en réponse à une vague d'attentats dans laquelle les cartels de cocaïne colombiens étaient impliqués, le gouvernement se lança, avec l'aide de Washington, dans une guerre totale contre les trafiquants de drogue et leurs réseaux. Plus de 10 000 personnes furent arrêtées et les biens des suspects furent confisqués.

C'est dans ce cadre de violence que se déroula l'élection présidentielle de 1990; trois candidats furent assassinés. Le libéral César Gaviria Trujillo, élu président en mai, tenta alors une politique de réconciliation. Avec la nouvelle Constitution de juillet 1991, il voulut renforcer les institutions démocratiques : l'état de siège fut levé et l'amnistie fut accordée aux trafiquants de drogue qui se rendaient.

La lutte contre les narco-trafiquants marqua un tournant, en 1993, lorsque Pablo Escobar, le chef du cartel de Medellín, fut tué par les forces de sécurité du gouvernement.

En mai 2002, Alvaro Uribe remporte les élections présidentielles et devient président de la Colombie. Il fait une alliance avec l'ELN, et refuse de négocier avec les rebelles du FARC.


J'ai trouvé ce texte sur un site consacré à la Colombie et comme il y a une page de géagraphie, ce sera le prochain épisode.
par Myriam publié dans : La Colombie
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Jeudi 5 juin 2008

Cette après-midi, une personne qui compte beaucoup pour ton papa est venue lui rendre visite : c'est sa soeur et donc ta tata Viviane.
Cela fait longtemps que nous parlons du blog mais elle ne l'avait jamais lu.
Alors pendant que ton papa se reposait et que maman partait à sa réunion, tata Viviane a lu ce blog ; en rentrant, j'ai trouvé un post-it sur mon bureau qui disait ceci :
"Myriam,
J'ai voulu ajouter un commentaire ; je l'ai tapé et je n'ai pas pu le rajouter ! je suis une "biquette en informatique". J'ai voulu dire bonjour à Joli(e) coeur , Bonita ou Bonito Corazon".

Voilà, tata Viviane, maman a ré-écrit ton message ainsi Joli(e) saura qu'aujourd'hui, tu as pensé à lui ou elle. Merci.



 
par Myriam publié dans : La famille de Papa
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Jeudi 5 juin 2008
Joli(e) coeur,

Tout d'abord, maman a passé une bonne journée ; elle a été invitée à une réunion appelé "Quai des réseaux". Elle permet à des chefs d'entreprises de se réunir et d'échanger sur pleins de sujets. Du coup, maman a distribué pleins de cartes de visite et aussi pris des contacts à rappeler pour des RDV futurs. Bref, tout bon pour son travail !

De plus, en rentrant, petit tour sur le forum et là : belles nouvelles :

Une attribution d'un garçon de 6 mois pour la liste des 0 - 1 an dont les parents ont été mis en liste d'attente en août 2005 alors que la liste est à juillet donc cela avance...

Une attribution chez Aurélie d'un petit bout de 12 mois ; ils sont aussi accompagnés par Médecins du Monde.
Je consultais son blog que j'ai connu par celui de Carole et je le mets dans mes préférés dès aujourd'hui.

Et puis, Géraldine qui  part le 08 juin rencontrer Paola....

Et enfin, un commentaire de Peggy ; j'ai connu son blog par un autre forum que l'APAEC ; merci Peggy pour ton commentaire. Je me permets de mettre ton blog sur mes préférés.

Voilà pleins de bonnes nouvelles qui mettent du baume au coeur !

Besos mon joli(e) coeur....
par Myriam publié dans : Notre parcours vers toi...
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Mardi 3 juin 2008

 


Joli(e) coeur,

Ce soir, maman est restée devant la télévision pour le début d'un match de football. Ceux qui me connaissent, savent que je n'apprécie pas spécialement ce sport. Mais ton papa est un accroc !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Alors, me voilà devant la télé à écouter l'hymne national colombien et plusieurs pensées traversent mon esprit :

- Je pense à Sylvie et Marc qui sont avec Luis et Juan à Bucaramanga
- Je découvre qu'ils portent nos deux couleurs préférées : le bleu pour papa et le jaune pour maman
- Je pense à toi tout simplement....

Voilà, maintenant, dire quelle équipe nous supportons ; je dirais maman la Colombie, papa la France comme cela pas de jaloux !!!!

Viva Columbia.......y Viva Francia........

par Myriam publié dans : La Colombie
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Dimanche 1 juin 2008
Joli(e) coeur,

Maman a décidé de ranger son bureau d'ordinateur ; elle a commencé par son blog et a rajouté les liens des blogs qu'elle parcourt avec plaisir.

Puis, elle a décidé de ranger les photos et il y a en une qui m'a particulièrement plue.

La voici :



C'est la main de papa et la menotte d'Anna, la filleule de ton papa.

Un jour toi aussi, tu mettras ta main dans celle de ton papa.

Nous avons eu des nouvelles de Marc et Sylvie ; ils vont bien et chacun s'apprivoise.
Sur les photos, je trouve que les enfants ont beaucoup changé et ils sont trop mignons.
par Myriam publié dans : Notre vie sans toi
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Samedi 31 mai 2008
Joli(e) Coeur,

Tu sais que c'est tata Séverine qui t'a trouvé ce joli prénom faute de connaître le tien.

Le jour de mon anniversaire, elle m'a non seulement offert un joli bracelet et collier mais en plus, elle a écrit un billet sur son blog. Elle m'a autorisé à le publier sur le mien car nous parlons de toi ou plutôt de la notion de parents...enfin, je te laisse découvrir : 
 
 Voici son billet :
 
27 mai

Pensée du jour

Aujourd'hui , un jour important : L' anniversaire de ma soeur.

Cela faisait longtemps et je crois que cela n' est jamais arrivé de lui fêter son anniversaire avec autant de joie et de bonheur. J' ai une soeur et j' en suis fière, car je la découvre au jour le jour et tu es une soeur formidable Mimi. Besos et encore JOYEUX ANNIVERSAIRE!!!

Au téléphone notre discussion a tourné autour du départ pour la Colombie de Marc et Sylvie (connaissance de ma soeur qui adoptent en Colombie et qui partent demain à 6H30 de Brest pour ce merveilleux voyage qu' est la vie de famille). Sylvie, Marc  : Bon vent vers vos bouts de choux et la vie à 4.  

De cette discussion découle ma pensée du jour :

Avoir un enfant ? Faire un enfant ? Donner un enfant à sa femme ?




Devenir Parents ?


La différence est bien en ces termes.

Grâce à mon  vécu j' opte pour :  devenir parents.


Les couples qui décident d' avoir ou de faire un enfant ne pensent pas  en général à leur rôle de parents  et j' en suis la preuve vivante. Loin de moi l' absence d' empathie, car les codes de l' éducation nous enferme dans ces termes. D' ailleurs, sans l' analyse de mon être, je n' y aurai pas pensé , enfin je crois, non j' en suis sûre!

Le proverbe adéquate : Réfléchir avant d' agir!

Oui je sais : facile à dire !!!  Essayer, c' est plus adapté.


Ce soir mes pensées vont vers toi Joli Coeur, c' est de cette manière que je nomme mon ou ma futur(e) nièce ou neveu.
Je t' envoie de gros Bisous, je les ai cachés dans les soutes de l' avion de Marc et Sylvie!

A bientôt Joli Coeur.

Sév

 

Bisous et à bientôt.

 
Effectivement, nous avons parlé de mes amis Marc et Sylvie car nous avons échangé avec Sylvie sur ses craintes, ses doutes de devenir papa et maman avant leur départ.

L'agrément, puis ce temps ou l'enfant n'est pas, là entraîne que nous nous projettons, en tant que parent d'abord, et ensuite, l'enfant arrive.
Comme me disait Catherine (à qui je fais coucou, car elle lit ce blog), nous sommes devenus parents sur le tas, et jamais avant que nos enfants viennent au monde.

Loin de moi (et ma soeur aussi) l'idée de dire que nous serons meilleurs que les autres car élever un enfant est un art mais simplement cette différence, que nous sommes conscients des responsabilités que sont d'accueillir un enfant, et/ou d'agrandir une famille.

Voilà, je ne sais pas ce que vous en pensez mais vos avis nous intéressent....

Bises
par Myriam publié dans : Notre vie sans toi
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Vendredi 30 mai 2008

Tout d'abord, je vous remercie pour tous les commentaires que vous m'avez laissés pour mon anniversaire, ils m'ont beaucoup émue, et Gilles (papa) a été très touché par toutes ces marques de sympathie pour lui : Alors, une nouvelle fois, MERCI.

Maintenant le bulletin de santé :

Jolie coeur,

Papa est rentré mercredi soir à l'hôpital pour une biopsie rhénale ; l'intervention a eu lieu jeudi matin sous anesthésie locale. L'opération consiste à prélever une "carotte d'un rein", bref, à prélever un morceau de tissu.
Elle s'est très bien passée et désormais, il faut, devine quoi :

Je te le donne en milles : ATTENDRE, tu sais ce mot que j'adoreeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!!!!
Attendre le 12 juin à 10 heures pour connaître les résultats et savoir ce qu' a papa.

Côté humeur : DRAMATIQUE : et oui, jolie coeur, ton papa, charmant et adorable en temps normal, se montre excécrable et taciturne quand il a des problèmes. Il se referme sur lui-même alors que maman voudrait q'on CAUSE !
Tata Séverine m'a dit que c'était normal car les hommes sont ainsi fait cf : le livre "les hommes viennent de mars et les femmes de Vénus."
Mais quand même, c'est compliqué à vivre.

Aujourd'hui, papa est rentré, il va mieux et PARLE.....je me moque de ton papa, Jolie coeur !!!!

Il a quand même réussi à garder sa façon bien à lui pour me faire tourner en "bourrique" et il adore ça.
En effet, jeudi après-midi, le première chose qu'il m'a demandée : ce sont des nouvelles de notre chat, Utile.
Même pas un : comment vas tu mon amourrrrrrrrrrrrrr !!!! non, non comment va Utile ?

Alors je lui ai répondu : "moi je vais bien" et là, il a rigolé car il savait que cela m'aurait énervé : sauf que il a eu mal car cela lui a étiré le muscle transpercé par la biopsie ; du coup, il m'a dit : "bon j'arrête car je ne peux même pas rire !!!!"

Mais rassure toi, c'est ainsi que j'aime ton papa. Si un jour, il arrête de me taquiner, nous ne serons plus ensemble !!!!

Bisous

PS : nos amis Marc et Sylvie rencontraient leurs enfants aujourd'hui à Bucaramanga. Nous savons qu'ils sont bien arrivés. Suite au prochain épisode.
par Myriam publié dans : L'histoire de papa et maman
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Mardi 27 mai 2008

Et oui, Jolie coeur, c'est l'anniversaire de ta maman aujourd'hui, j'ai 36 ans.

Papa m'a réveillée avant de partir au travail avec un énorme bisous, tata Séverine m'a envoyé une carte par internet, et papy Lili et mamy Jeanine viennent juste de me téléphoner.

Je n'avais jamais pensé à mon âge avant aujourd'hui mais là c'est différent ; je me dis que je vais être maman, oui mais à quel âge ????
37, 38.....la suite je n'ose même pas imaginer...

Ce soir, je vais tout de même nous préparer un dîner en amoureux car ton papa rentre demain à l'hôpital pour une biopsie rhénale.  L'intervention aura lieu jeudi. Alors, nous allons profiter tous les deux de cette soirée....

Mes pensées sont aussi vers Marc et Sylvie, nos amis qui s'envolent demain à 6 h 30 de Brest vers Bogota pour chercher Juan et Luis à Bucaramanga. L'entraga aura lieu vendredi 30 à  8 h heure locale.

Hier, je suis allée lui dire au revoir ; toutes les deux avons réussi à ne pas pleurer l'une devant l'autre mais lorsque je me suis retrouvée seule, les larmes ont coulées....Je suis très heureuse pour eux ; d'autant plus que Sylvie m'a dit qu'elle allait éparpiller de la poudre de perlipinpin pour nous qui attendons.....mais cela fait bizarre de voir ses amis partir vers le pays de nos enfants....

Je leur souhaite un merveilleux voyage, une belle rencontre....

par Myriam publié dans : Notre vie sans toi
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Lundi 26 mai 2008

Joli(e) coeur,

En consultant les forums sur l'adoption, maman a trouvé cet article extrait du site de Médecins du Monde sur les évolutions concernant l'adoption internationale. Il y avait aussi un rapport "Bilan de 2007" qui fait 70 pages, très instructifs sur ce qui nous attend.



Adoption, les récentes évolutions

Chaque année, 45 000 enfants adoptés circulent dans le monde. Ils sont issus de
pays émergents, tels la Chine, la Russie, le Vietnam, ou de pays en grande
précarité comme l'Éthiopie, le Liberia, Haïti, Madagascar. Les enfants sont
accueillis principalement dans les pays développés à faible indice de fécondité
: les États-Unis, le Canada, la France et l'Espagne. À ce jour, l'adoption
internationale compte plus de 160 pays d'origine pour moins de 20 pays
d'accueil.

UN DÉSÉQUILIBRE CROISSANT

Ces dernières années, de nombreux pays émergents ont réduit le nombre d'enfants
proposés à l'adoption.« On note dans les pays d'origine une véritable prise de
conscience du bénéfice pour l'avenir de garder leurs enfants, explique Geneviève
André, responsable de la mission adoption à MdM. En parallèle de ce phénomène,
ces pays ont aussi tendance à développer l'adoption nationale, notamment pour
les enfants de moins de trois ans. » C'est le cas au Brésil, en Colombie et en
Inde, où l'adoption nationale est devenue une priorité.
Cette diminution quantitative est également accompagnée d'un changement du
profil des enfants. En effet, de plus en plus de pays proposent des enfants à
besoins spéciaux : grandes fratries, enfants de plus de six ans, souffrant de
pathologies médicales ou chirurgicales. Ces particularités rendent la recherche
d'une famille et le suivi plus complexes. Cette baisse du nombre d'arrivées
d'enfants s'oppose à une demande en constante augmentation des pays d'accueil,
qui, malheureusement se focalisent sur les bébés et les enfants « les plus
petits possible », comme le formulent les candidats. Cette explosion a été
particulièrement marquée en Espagne, en Italie et aux États-Unis où la demande a
presque doublé en dix ans.

DES CONSÉQUENCES COMPLEXES À GÉRER

Pour freiner cette demande excessive, les pays d'origine mettent en place de
nouvelles barrières. La Russie multiplie les formalités administratives.
Madagascar arrête les adoptions individuelles. Le Vietnam demande que l'adoption
soit accompagnée de projets humanitaires. La Chine, quant à elle, renforce sans
cesse les critères de sélection des familles d'accueil. Ces dispositifs ont de
lourdes répercussions dans les pays d'accueil. L'un des effets les plus
contraignants est l'allongement des délais d'attente. À l'exception des enfants
à particularités médicales, à partir de la transmission du dossier, une famille
patiente en moyenne 24 mois avant l'arrivée de l'enfant. Ainsi les pays
d'accueil ont tendance à entrer en concurrence. Cette pression peut facilement
conduire à des dérives tant éthiques que financières. Celles-ci sont souvent
aggravées par la corruption et le laxisme vis-à-vis des lois locales qui règnent
dans certains pays d'origine, auxquels peut s'ajouter le non-respect des lois
internationales. Le contexte actuel oblige donc les organismes autorisés pour
l'adoption à mener une politique de prévention des risques. La vigilance
vis-à-vis à la fois des pays d'accueil et des pays d'origine s'impose.

Un contexte qui demande encore plus de patience...

L'adoption internationale n'est pas un phénomène de mode, elle a toujours
existé. Cependant, les dérives d'organisations peu scrupuleuses et l'explosion
des demandes ont des conséquences négatives sur les organismes d'adoption, dont
Médecins du Monde fait partie.

Le durcissement du contexte international en matière d'adoption a des
conséquences sur l'adoption au sein de notre organisation. Entre 1990 et 2007,
3177 enfants ont été adoptés par l'intermédiaire de MdM. Néanmoins, notre
organisation, seule ONG médicale avec un statut d'organisme autorisé à
l'adoption (OAA) depuis 1988, a vu le nombre d'enfants adoptés diminuer au cours
de l'année 2005. Le pic des arrivées d'enfants s'est produit en 2004, avec 320
enfants. En 2005, 315 enfants ont pu être adoptés (la plupart venant de Chine ou
de Russie) contre seulement 240 en 2006, et 212 en 2007. Ce constat n'est pas dû
au manque de demandes, le nombre étant en constante progression.
Mais la baisse des propositions a entraîné une accumulation des dossiers dans
les pays d'origine d'année en année : 797 dossiers étaient en cours fin 2007.
Cela nous oblige à ajuster l'acceptation du nombre de dossiers de candidature et
rend le travail de l'équipe des 229 bénévoles et des 4 salariés difficile pour
satisfaire les attentes des enfants et des familles.

DU TEMPS POUR ÉVALUER LES ADOPTIONS

Comment expliquer ces changements ? Tout d'abord, certains pays d'origine
sélectionnent eux-mêmes les familles d'accueil. MdM ne peut que se plier aux
exigences et au temps que ceux-ci demandent, comme la Chine. Par ailleurs,
chaque dossier nécessite un traitement personnalisé. Cela requiert d'étudier la
demande et la faisabilité de chaque projet dans les pays où MdM est habilité.

DES ÉTAPES OBLIGATOIRES ET NÉCESSAIRES

Si le projet est réalisable, nous recevons les familles pour apprécier leurs
capacités parentales et leurs limites (cette étape pouvant prendre deux à trois
mois). Une commission pluridisciplinaire (médecins, psychologues, professionnels
de l'enfance) étudie tous les quinze jours l'ensemble des dossiers pour avis
définitif. « On ne donne pas n'importe quel enfant à n'importe quelle famille »,
explique Geneviève André-Trevennec, pédiatre et responsable de la mission
adoption. Surtout s'il s'agit d'adoptions complexes, souvent proposées par les
pays d'origine.

DU TEMPS POUR PRÉPARER UNE NOUVELLE FILIATION

Les délais d'attente ont sérieusement augmenté depuis 2005 (deux à trois ans en
moyenne). Pour les enfants de moins de trois ans, il y a environ dix demandes
pour un enfant proposé alors que nous cherchons parfois sans succès des familles
pour de grands enfants. Mais cette attente permet la préparation psychologique à
la parentalité adoptive, étape essentielle dans la prévention des échecs. Pour
les adoptions complexes, les pathologies médicales et chirurgicales peuvent
s'avérer parfois plus importantes que prévues et les futurs parents doivent être
préparés à affronter cela. « L'adoption internationale est une filiation à hauts
risques médicaux et psychosociaux, compte tenu du passé tourmenté des enfants,
de leurs ruptures affectives », conclut Geneviève André.

Se mettre au service de l'enfant avant tout

Médecins du Monde est un relais entre parents désireux d'adopter un enfant et
enfants rêvant de faire à nouveau partie d'une famille. C'est pourquoi
l'organisation propose des solutions pour satisfaire au mieux les attentes des
uns et des autres.
Les dérives de certaines organisations ainsi que le nouveau contexte
international ont causé des préjudices à l'ensemble des organismes d'adoption.
Pour les pallier, MdM accentue encore ses spécificités, même si la mission
adoption bénéficie de la renommée internationale de notre organisation. Elle
s'efforce d'implanter des cellules d'adoption dans chaque pays d'origine où elle
mène de pair des projets humanitaires. Celles-ci permettent de prévenir les
éventuelles dérives, notamment liées aux corruptions constatées dans certains
pays d'origine. L'éthique que s'impose MdM depuis sa création l'oblige
naturellement à respecter les lois internationales. Grâce à ces ingrédients,
elle a des atouts pour faire une politique de prévention des risques.

UN ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ

L'organisation accompagne les familles dès l'instant où leur demande d'adoption
est acceptée et réalisable, jusqu'à deux ans et plus après l'accueil de leur
enfant. Un important travail d'évaluation des familles est effectué, 50% des
adoptions étant dites « complexes ». Ce travail préparatoire, qui peut paraître
long et fastidieux, s'avère nécessaire pour la protection de l'enfant mais aussi
des parents adoptants. Après les deux années de suivi, MdM reste à la
disposition des familles lorsqu'elles le souhaitent, surtout au moment de
l'adolescence, période pouvant être souvent difficile.

UNE OUVERTURE SUR DE NOUVEAUX PAYS

MdM ouvre de nouveaux États à l'adoption pour pallier la baisse constante du
nombre d'enfants adoptables dans les pays d'origine, comme en Chine et en
Russie. En juillet 2006, Haïti lui a ouvert ses portes. Sept enfants ont ainsi
été accueillis en 2007. En juin 2007, ce fut le tour de Madagascar. L'Afrique
est un continent maintenant relativement réticent à l'adoption internationale,
surtout depuis les dérives de l'Arche de Zoé. Le Népal, le Laos, le Cambodge et
la Birmanie se sont fermés à l'adoption à la suite des événements politiques
récents. MdM cherche à s'ouvrir sur d'autres pays. Cela n'est pas toujours
facile, les pays musulmans ne proposant pas d'enfants à l'adoption
internationale, d'une part, et MdM souhaitant ouvrir sa mission seulement là où
des actions humanitaires sont déjà en cours. « L'adoption internationale se
justifie uniquement dans les pays à grande précarité dans lesquels le pronostic
vital de l'enfant est en jeu et où ses droits ne sont pas respectés », souligne
Geneviève André. C'est le bonheur futur de l'enfant qui doit primer sur le «
désir d'adulte » des parents candidats à l'adoption. L'idéal est que cet enfant
puisse être adopté dans son propre pays, sans rupture avec sa culture. MdM se
met donc en priorité au service de l'enfant, pour éviter toute dérive.

Dossier réalisé par Quitterie Deschards et Laure Antoine.

par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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Samedi 24 mai 2008

Joli(e) coeur,

Suite au billet intitulé "la fête des mères approche", tata Séverine a glissé un lien en écrivant son commentaire ; j'ai eu envie de faire partager son attention à toutes mes amies du blog :

Voici ce que j'ai reçu :

Alors je voulais te dire MERCI tata Séverine

et

Bonne fête à toutes les mamans 

surtout à celles de la blogosphère
et enfin à nous toutes, qui rêvont de l'être....car dans nos coeurs, nos enfants sont bien réels

par Myriam publié dans : Notre vie sans toi
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Nouvelles du jour...

Notre liste d'espoir est à août 2005.

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  • : Joli(e) coeur, papa et maman t'attendent.....
  • adoptioncolombienne
  • : enfants
  • : Partir à la rencontre de notre enfant est notre voeu le plus cher, ce blog sera pour lui ou elle....ainsi, nous laissons une trace de cette vie sans lui.
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  • : 30/08/2007

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