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Jeudi 3 juillet 2008
Joli(e) coeur,

Un jour, je te parlerai certainement de cette femme, qui s'appelle Ingrid Betencourt. Elle vient d'être libérée hier par l'armée colombienne. Elle était retenue comme otage aux mains des Farcs depuis 6 ans et 5 mois.
6 ans et 5 mois sans voir ses enfants, les toucher, les embrasser, ni voir sa mère, sa soeur, sa famille...

Je ne sais comment elle a pu tenir mais je pense qu'elle a toujours gardé espoir, gardé la foi de revoir sa famille.

Nos pensées, nos prières pour certains, ont été entendues....

Cela fait partie de ton histoire au sens large car c'est l'histoire de ton pays de naissance mais aussi celui ou tu vivras demain car elle a comme toi tu auras, la double nationalité...elle est franco-colombienne.

Voilà, Ingrid Betencourt est ENFIN libre !



Toutes mes pensées sont ce matin en Colombie....

par Myriam publié dans : La Colombie
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Lundi 9 juin 2008
Joli(e) coeur,

Une pensée pour Géraldine, Fabrice et José-Nicolas qui sont à Bogota pour rencontrer Paola demain. 
Aujourd'hui, j'ai décidé que nous allons voyager à notre manière en faisant cette page intitulée "géographie".

Géographie de la Colombie :

La cordillère des Andes occupe le centre et l'ouest de la Colombie et s'étend, du nord au sud, sur toute la longueur du pays. Cet imposant massif montagneux est divisé en trois chaînes parallèles : la Cordillère orientale, la Cordillère centrale, la Cordillère occidentale, que séparent deux grandes vallées : à l'ouest, celle du fleuve Cauca; à l'est, celle du Magdalena.




Le fleuve Magdalena est le plus long cours d'eau de Colombie (1 540 km, dont 990 km sont navigables). Il prend sa source dans la cordillère des Andes (dans le sud du pays) et s'écoule vers le nord en direction de la mer des Caraïbes, dans laquelle il se jette, à Barranquilla. Le fleuve constitue un axe de transport important vers l'intérieur des terres colombiennes.






C'est dans la Cordillère centrale que l'on trouve les sommets les plus élevés du pays, constamment couverts de neige, comme les pics volcaniques du Nevado del Huila (5 750 m) ou du Tolima (5 215 m).

À environ 240 km au sud de la mer des Caraïbes, la Cordillère centrale s'abaisse pour constituer une forêt dense marécageuse.

Au nord-est, isolé de la Cordillière, se trouve un autre massif montagneux, la sierra Nevada de Santa Marta, qui surplombe la mer des Caraïbes et culmine à 5 775 m d'altitude.

À l'est de la Cordillère orientale, les trois quarts du territoire sont occupés par des étendues de basses terres, torrides, très peu peuplées et partiellement inexplorées. Le sud de cette zone, irrigué par la rivière Caquetá et d'autres affluents du fleuve Amazone, est couvert de forêts tropicales humides : c'est la selva ou forêt amazonienne. La partie septentrionale, la plus vaste de la région, est une zone de grandes plaines arborées, connue sous le nom de Llanos. Elle est traversée par la rivière Meta et d'autres affluents de l'Orénoque. Sur les versants des Cordillères centrale et orientale se trouvent de hauts plateaux, ainsi que des vallées très fertiles.

Le principal fleuve du pays, le Magdalena, coule du sud vers le nord entre les chaînes andines, à travers la quasi-totalité du pays, et se jette dans la mer des Caraïbes, près de Barranquilla, après un parcours de 1 555 km. Le río Cauca, autre cours d'eau, représente aussi une voie navigable importante. À l'ouest, le Patía se fraie un passage à travers les Andes et se jette dans l'océan Pacifique. Les côtes de la Colombie s'étendent sur 1 610 km le long de la mer des Caraïbes, et sur 1 290 km le long du Pacifique.

Les ressources minières du pays sont importantes et variées. La Colombie est le plus grand producteur d'émeraudes au monde. Le pays compte également d'importants gisements de pétrole (comme celui de Cusiana) et de gaz naturel, des mines de charbon, d'or, d'argent, de fer, de platine et de sel.


Le climat :


Le territoire colombien est presque entièrement compris entre le dixième parallèle Nord et l'équateur. Néanmoins, le pays présente une grande variété climatique, en fonction notamment de l’altitude.

En effet, le climat est aride dans les régions basses, le long des côtes et des vallées profondes du Patía et du Magdalena, avec des températures annuelles oscillant entre 24 °C et 27 °C ; il est subtropical dans les régions comprises entre 450 m et 2 300 m et tempéré entre 2 300 m et 3 000 m.

Au-dessus de 3 000 m se trouve la zone froide, où les températures varient entre - 18 °C et 13 °C, selon la saison. Les températures moyennes atteignent environ 14 °C à Bogota et avoisinent 27 °C à Barranquilla, sur la côte caraïbe. Les précipitations, abondantes le long de la côte pacifique, sont quasiment inexistantes à Bogota et sur les versants de la Cordillère orientale.


La faune et la flore :

La diversité de la topographie a permis le développement d’une flore et d’une faune extrêmement variée.

Palétuviers et cocotiers se trouvent sur les côtes de la mer des Caraïbes, mais les arbres utiles pour le commerce (acajou, chêne, noyer, cèdre, pin, ainsi que plusieurs variétés de balsamiers) poussent dans la forêt amazonienne et, en altitude moyenne, dans la Cordillère.

Les plantes tropicales fournissent aussi du caoutchouc, du chicle, du quinquina, de la vanille, de la salsepareille, du gingembre, du copal, de l’ipéca et des graines de ricin.

La Colombie abrite, comme la plupart des pays d’Amérique du Sud, de grands mammifères tels que le jaguar, le puma, le tapir, le pécari, le fourmilier, le paresseux, le tatou et plusieurs espèces de singes et de cerfs.

Les alligators, autrefois très nombreux, ont été victimes d’une chasse intensive et sont maintenant devenus rares. De nombreuses variétés de serpents peuplent les régions tropicales. Les condors, les vautours, les toucans, les perroquets, les cacatoès, les grues, les cigognes et les colibris sont les oiseaux que l’on rencontre le plus fréquemment en Colombie.

La population et la société :

La démographie :

Avec ses 44,2 millions d'habitants en 2007, soit une densité de 33,9 habitants au km2, la Colombie est très inégalement peuplée. 77 p. 100 des Colombiens vivent en ville, dont 30 p. 100 dans les grandes métropoles.


Bogota






Capitale de la Colombie, Santa Fe de Bogota est située à 2 600 m d'altitude, sur la chaîne Monserrate, dans la cordillère des Andes. La ville se trouve à la lisière de la plaine (la sabana) ; elle abrite à la fois des gratte-ciel et un quartier ancien, nommé Bogotá Viejo.






Medellin


Medellín, ville du centre de la Colombie, capitale du département d’Antioquia, située dans la vallée d’Aburra dans la cordillère des Andes à 1 400 m d’altitude environ. Deuxième ville de Colombie après la capitale Bogota, Medellín est le principal centre industriel et de communication du pays. Les principales ressources économiques de la ville reposent sur la sidérurgie, l’agroalimentaire, la chimie, la pharmacie et le raffinage du pétrole. Medellín est connue pour la culture de ses orchidées. Un jardin botanique (l’Orquideorama) rassemble un grand nombre d’espèces de cette plante. De l’époque coloniale espagnole, elle a gardé notamment une grande cathédrale. La ville accueille l’université d’Antioquia (1822), l’université de Medellin (1950), la Pontifical University Bolivariana (1936) et l’université autonome d’Amérique latine (1966). Medellín, fondée en 1675, ne devint un centre industriel majeur que dans les années 1930. Pendant les années 1980, elle fut le centre du cartel de cocaïne le plus puissant de Colombie.

Même si le rôle de Medellín dans le trafic de drogue en Colombie lui a valu, un temps, les gros titres des journaux et télévisions, cette ville de plus d'un million d'habitants possède de réels atouts. C'est une métropole industrielle régionale trépidante qui produit la plupart des textiles de Colombie. La vie culturelle se reflète dans les quatre universités, les églises des XVIIe et XVIIIe siècles et dans le centre-ville où se mêlent architectures ancienne et moderne.
Population (2005) : 2 223 660 habitants ; agglomération : 3 098 897 habitants.


Cali



Cali, métropole économique de Colombie, la cité industrielle de Cali occupe la vallée du Cauca. C'est la troisième ville du pays.

Cali est un important centre de transport, de commerce et d’industrie de la vallée du Cauca où l’on produit de la canne à sucre, du café, du tabac, du coton, du cacao, des bananes, du riz et du maïs, et où l’on pratique l’élevage de bétail et de porcs. On trouve également des mines de charbon dans la région. La ville, à vocation industrielle, tire ses principaux revenus du textile, de l’habillement, des chaussures, des produits pharmaceutiques, des cigarettes, du savon, du ciment, de l’agroalimentaire et de l’ameublement.

Cali compte, parmi ses établissements d’enseignement supérieur, l’université de Valle (1945) et l’université Santiago de Cali (1958). La cathédrale San Pedro, l’église et le monastère de San Francisco font partie du patrimoine architectural de la ville.Cali fut fondée en 1536 par le conquistador espagnol Sebastian de Belalcázar.Population (2005) : 2 075 380 habitants.

 

 

Cartagena sur la mer des Caraïbes
Cette ville est, avec Barranquilla, l’un des ports les plus actifs du pays.



Située sur la mer des Caraïbes, Cartagena, capitale du département Bolivar, est un important port pétrolier. Fondée en 1533 par les Espagnols, la ville conserve de nombreux vestiges de son passé colonial. La forteresse San Felipe de Barajas (xviie siècle) met ainsi en évidence le contraste entre la vieille ville et les quartiers modernes de Cartagena. La ville est le terminus d’un oléoduc relié avec l’intérieur du pays. Elle exporte du pétrole, du café et du tabac. Depuis le début des années 1990, le tourisme joue un rôle croissant dans l’économie de la ville.

Fondée en 1533 par les Espagnols, Cartagena devient rapidement l’un des principaux ports du Nouveau Monde. Du xvie au xviiie siècle, elle est plusieurs fois assiégée par les Britanniques. Elle accède à l’indépendance en 1811, mais elle est reprise en 1815 par les Espagnols, qui la perdent définitivement en 1821. C’est à Cartagena qu’est signé, en 1969, le Pacte andin, accord de coopération économique entre la Colombie, la Bolivie, le Chili, le Pérou et l’Équateur, qui a donné naissance à la Communauté Andine des Nations (CAN). 

Population (2005) : 895 400 habitants.

La composition de la population est diversifiée. Plus de la moitié des Colombiens (58 p. 100) sont métis, d’origine à la fois espagnole et amérindienne, 20 p. 100 sont d’origine européenne et 14 p. 100 sont mulâtres (d’origine européenne et africaine). Les Noirs africains représentent environ 4 p. 100 de la population, les Amérindiens 1 p. 100, le reste de la population (3 p. 100) est essentiellement composé de métis d’origine amérindienne et africaine. Le taux de fécondité est de 2,51 enfants par femme et l’espérance de vie atteint 72,2 ans.

La Colombie est divisée en 32 départements et un district pour la capitale.


Langues et religions :

La langue officielle du pays est l’espagnol, mais plusieurs langues amérindiennes survivent encore. Environ 95 p. 100 des Colombiens sont catholiques.

Cependant, les croyances et les traditions des Amérindiens restent également vivantes, en particulier chez les métis. Malgré la séparation de l’Église et de l’État, le concordat de 1973 a établi un statut privilégié pour le catholicisme. La liberté de culte est garantie.

L'éducation :

L'enseignement primaire est gratuit et obligatoire pendant cinq ans ; les deux tiers des élèves accèdent au niveau du secondaire. Cependant, grâce aux efforts fournis par les différents gouvernements, le taux d’alphabétisation est élevé : 93 p. 100.

Chez les Amérindiens et les Noirs, il est, en revanche, deux fois moins important. L’État finance les écoles secondaires et les universités, ainsi que les écoles primaires situées dans les municipalités et les départements qui ne sont pas en mesure de le faire. Les plus grandes universités sont l’Université nationale de Colombie, à Bogota (certains bâtiments datent du xvie siècle), l’université de Cartagena, l’université d’Antioquía, à Medellín et l’université de Nariño, à Pasto.


La culture :


Baptisé « Colombie » en souvenir de celui qui découvrit les Amériques (Christophe Colomb), le pays est
resté, sans doute davantage que ses voisins sud-américains, attaché à l’influence espagnole — tout en préservant l’héritage des Amérindiens.

Ainsi un vaste site archéologique, situé près de la source du fleuve Magdalena, regroupe de nombreux vestiges de la civilisation San Agustin. Dans la région de Calima, on trouve d’autres sites archéologiques, contenant des chambres funéraires, mais aussi de l’orfèvrerie. Beaucoup de cathédrales et de cloîtres à Bogota ont un style qui s’inspire de l’architecture espagnole du xvie siècle.


Parmi les grandes figures de la culture colombienne contemporaine, il faut citer le peintre et sculpteur Fernando Botero, dont l’art s’inspire en partie de l’époque précolombienne, et le romancier Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature en 1982, auteur de romans, de contes fantastiques, infatigable militant pour les droits de l’homme, qui vit aujourd’hui à l’étranger.


La Bibliothèque nationale de Bogota (1777) possède plus de 680 000 volumes. Les musées les plus réputés sont situés dans la capitale : Musée national, musée d’Archéologie et le fameux musée de l’Or, qui détient une remarquable collection d’objets précolombiens.


Voilà, joli(e) coeur pour le cours de géographie, peut-être que maman va continuer par l'écononmie et la vie politique de ton pays plus tard...

 

Mais avant de te quitter, je voulais laisser un message pour Jean-Yves et Sandra, ainsi que Laura...Merci d'être venus nous voir ; votre visite nous a fait énormément plaisir..

Et aussi péripéties du week-end : J'ai laissé un commentaire pour Emona lorsqu'elle a fait son entorse en lui conseillant de bien la soigner sinon gare aux rechutes : Et bien, samedi après-midi, ta maman s'est ENCORE tordue la cheville en mettant le linge à sécher ! Grosse chute mais rien de grave !!!!

Bises

 

 

par Myriam publié dans : La Colombie
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Vendredi 6 juin 2008

Joli(e) coeur,

Un peu d'histoire...et oui, joli(e) coeur, ta maman devait devenir professeur d'histoire ; elle a tout fait pour pouvoir passer le concours de l'IUFM mais se s'est jamais présentée : pourquoi, me diras tu ?

Tout simplement, parce qu'au cours de sa licence, l'Université a proposé aux étudiants de ma promo d'aller faire un "stage" en collège ou lycée pendant 15 jours.
La plupart des étudiants l'ont effectué dans leur ancien collège ou lycée mais pas moi.

J'habitais le quartier de Villejean à Rennes, à cette époque, et j'ai demandé à le faire au collège Malifeu.

Cela a été une sacré découverte sur beaucoup de plans.
Mais surtout, et pour moi, c'est cela l'essentiel, je me suis aperçue que je n'avais pas du tout le profil pour être une bonne enseignante. C'est un très beau métier et j'admire mes amis qui le sont aujourd'hui car elles vivent des situations pas toujours simples.

J'ai tout de même continé jusqu'en maîtrise et ensuite, j'ai bifurqué vers une école des gestion d'entreprise.
J'ai eu mon DESS ; cela n'a pas été simple mais j'y suis arrivée grâce au soutien de ton papa entre autre ! et oui, nous nous connaissions déjà !

L'Histoire est donc pour moi une passion et j'ai décidé de consacrer cette page à celle de ton pays. Ainsi, je me rapproche de toi...de tes racines.

Histoire de la Colombie :

C'est autour du fleuve Magdalena que l'on trouve les premières traces de présence humaine en Colombie. Des reliques d'une civilisation quasiment inconnue, datant des cinq derniers siècles av. J.-C., ont été découvertes à San Augustín, près de la source du fleuve, dans les Andes colombiennes : des statues de pierre, des bas-reliefs, des chambres funéraires et des sanctuaires, dans un style qui rappelle parfois celui des Aztèques.

Des siècles plus tard, avant l'arrivée des Espagnols, les hauts plateaux de l'est, près du fleuve Magdalena, furent habités par une tribu amérindienne, les Chibchas. Bons cultivateurs, ils étaient également d'excellents orfèvres et on a retrouvé des quantités de petits objets (colliers, figurines) en or ou en tumbaga (un alliage d'or et de cuivre), datant de 1000 à 1500 apr. J.-C.


En 1502, lors de son dernier voyage vers le Nouveau Monde, Christophe Colomb 
 explora une partie de l'empire des Chibchas, sur les côtes septentrionales de l'actuelle Colombie. Dans son sillage, les conquistadores espagnols établirent à Darién, en 1510, leur première colonie sur le continent américain. Attirés par ce nouvel eldorado, les colons progressèrent rapidement. Sur la côte tout d'abord : ils fondèrent Cartagena, puis, Santa Marta. Vers l'intérieur ensuite : Santa Fé de Bogotá - qui allait devenir Bogotá - fut conquise par Gonzalo Jiménez de Quesada, en 1538.



La région fut, à partir de 1544, intégrée à la vice-royauté du Pérou, avant de devenir, en 1740, le centre de la vice-royauté de la Nouvelle-Grenade. L'économie de la colonie reposait alors en grande partie sur l'esclavage : aux Indiens succédèrent les esclaves noirs. Elle fut également servie par les ressources naturelles du territoire (émeraude et autres pierres précieuses) et la présence de l'isthme, qui assurait le rayonnement des villes portuaires.

Cependant, les Espagnols, qui accaparaient les richesses, se heurtèrent à l'hostilité grandissante des indigènes. La révolte des comuneros de Socorro, en 1781, fut la première manifestation de l'identité créole et le prélude au mouvement pour l'indépendance. Les insurgés marchèrent alors sur la capitale, pour protester contre les nouveaux impôts imposés par l'Espagne et réclamer leur part de la richesse nationale. Dès lors, le peuple de la Nouvelle-Grenade prit part au mouvement pour l'indépendance qui naissait dans l'ensemble de l'Empire espagnol.

En 1810, les provinces de la Nouvelle-Grenade se réunirent en fédération et décidèrent de rompre avec l'Espagne. Face à la répression menée par les autorités espagnoles, le désir d'indépendance fut quelque temps étouffé. Cependant, les succès militaires de Simón Bolívar sur les Espagnols, un peu partout sur le continent, redonnèrent espoir aux indépendantistes. Ainsi, le 7 août 1819, le général Bolívar remporta une victoire décisive à la bataille de Boyacá. Entré dans Bogotá, il proclama alors l'indépendance de la Nouvelle-Grenade.


Quelques mois plus tard, le congrès d'Angostura (17 décembre 1819) donna naissance à l'État de Grande-Colombie, qui réunissait la Nouvelle-Grenade, l'actuel Panamá et, après leur libération, le Venezuela et l'Équateur. Cette expérience ne survécut pas à son inspirateur et, en 1830, après la mort de Bolívar, le Venezuela, puis l'Équateur, firent sécession.

Dès les premières années de l'indépendance, le pays fut divisé en deux blocs politiques qui allaient s'affronter durant des décennies. D'un côté, les conservateurs, soutenus par l'Église, partisans d'un État centralisé; de l'autre, le bloc libéral, fédéraliste, qui voulait soustraire la politique à l'emprise de la religion.
Les premières décennies qui suivirent l'indépendance furent marquées par plusieurs guerres civiles et par de fréquents changements constitutionnels.

En 1858, le pays fut doté d'une constitution semi-fédérale et la nouvelle République fut baptisée Confédération grenadine. Cinq ans plus tard naissaient les États-Unis de Colombie, sur le modèle résolument fédéral du voisin nord-américain. Après quelques années de relative stabilité, une nouvelle guerre civile éclata en 1876. De retour au pouvoir, les conservateurs imposèrent au pays, en 1886, une constitution centraliste, celle de la république de Colombie, qui resta en vigueur jusqu'en 1991.

La deuxième moitié du XIXe siècle se caractérisa par de nombreux changements, qui marquèrent profondément la société : ce fut l'abolition de l'esclavage, en 1851; puis, en 1853, la séparation de l'Église et de l'État.

En 1903, poussé par les États-Unis, le Panamá accéda à l'indépendance. La Colombie perdit alors un accès important au commerce maritime; cependant, les compensations financières accordées par Washington lui permirent tout de même d'entamer la diversification d'une économie, qui reposait jusque-là essentiellement sur le commerce du café.

Jusqu'en 1930, la Colombie connut une période de stabilité politique et put se consacrer à son développement économique. La construction de routes, dès le début du siècle, permit un début d'expansion commerciale. L'exploitation des gisements de pétrole et la culture du café prirent également de l'ampleur.
Les libéraux, de retour au pouvoir en 1930, s'engagèrent dans de nouvelles réformes. Jusqu'à la démission, en 1945, du président Alfonso López Pumarejo, ils firent voter une loi de réforme agraire, la reconnaissance du droit de grève et des droits syndicaux, un salaire minimum et des congés payés.
À partir de 1945, l'aile la plus radicale du parti libéral, dirigée par Jorge Eliecer Gaitán, qui s'opposait à la politique d'union nationale du président Alberto Lleras Camargo, devint de plus en plus populaire. Le 9 avril 1948, l'assassinat de Gaitán déclencha une sanglante révolte contre le gouvernement conservateur à Bogotá et dans les principales villes du pays. La violencia, - c'est ainsi que l'on baptisa cette insurrection populaire - fit au moins 1 500 morts et 20 000 blessés. La révolte fut finalement contenue et le gouvernement fut rééquilibré en faveur des libéraux.

Le 13 juin 1953, le général Gustavo Rojas Pinilla s'empara du pouvoir, à la faveur d'un coup d'État. En 1957, après de nouvelles violences, Rojas Pinilla fut renversé par une junte militaire. Celle-ci dut se résoudre à convoquer des élections générales et une trêve fut conclue entre les libéraux et les conservateurs. Ils décidèrent alors l'alternance aux plus hauts postes de l'État (présidence et cabinets ministériels) pour une durée de seize ans. Cependant, la nouvelle coalition, le Front national, ne parvint pas à enrayer la violence politique.

Le libéral Alberto Lleras Camargo fut élu en 1958; en 1962, le conservateur León Valencia lui succéda. Les libéraux revinrent au pouvoir en 1966, avec Carlos Lleras Restrepo. La coalition conserva la majorité dans les deux Chambres, mais parvint rarement à réunir la majorité des deux tiers nécessaire au vote des lois, et le pays connut donc plusieurs périodes de quasi-paralysie. Ce climat favorisa une guerre civile larvée, qui trouva également ses racines dans le marasme économique.

Dès les années 1950, certains paysans, influencés par l'émergence du communisme, constituèrent, sur leurs terres, des "zones d'autodéfense". Ce mouvement fut rapidement relayé par une guérilla organisée : les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), créées en 1966, qui lancèrent une campagne d'attentats. Face à cette situation, le président conservateur Guillermo León Valencia déclara l'état de siège et, avec l'aide des États-Unis, se lança dans une lutte sans merci contre les groupes armés. Dans le sillage des FARC, le mouvement M-19 lança à son tour, dans les années 1970, une guérilla, urbaine cette fois. Lorsque la coalition du Front national prit fin, en 1974, Alfonso Lopez Michelsen, un libéral, fut élu président.

L'amnistie de quelque 400 guérilleros par le président Betancur, élu en 1982, et son orientation vers un régime de libéralisation (et en particulier la trêve conclue, en mai 1984, entre le gouvernement et les rebelles) ne suffit pas à ramener la paix civile en Colombie. Les affrontements reprirent de plus belle en 1985. En novembre, les guérilleros s'emparèrent du palais de justice de Bogotá, prenant des dizaines de personnes en otage. L'armée intervint et de très violents combats éclatèrent : 100 personnes, dont le président de la Cour suprême et dix juges, furent tuées.

Les libéraux remportèrent les élections de 1986 et Virgilio Barco Vargas, leur dirigeant, devint président de la République. En août 1989, en réponse à une vague d'attentats dans laquelle les cartels de cocaïne colombiens étaient impliqués, le gouvernement se lança, avec l'aide de Washington, dans une guerre totale contre les trafiquants de drogue et leurs réseaux. Plus de 10 000 personnes furent arrêtées et les biens des suspects furent confisqués.

C'est dans ce cadre de violence que se déroula l'élection présidentielle de 1990; trois candidats furent assassinés. Le libéral César Gaviria Trujillo, élu président en mai, tenta alors une politique de réconciliation. Avec la nouvelle Constitution de juillet 1991, il voulut renforcer les institutions démocratiques : l'état de siège fut levé et l'amnistie fut accordée aux trafiquants de drogue qui se rendaient.

La lutte contre les narco-trafiquants marqua un tournant, en 1993, lorsque Pablo Escobar, le chef du cartel de Medellín, fut tué par les forces de sécurité du gouvernement.

En mai 2002, Alvaro Uribe remporte les élections présidentielles et devient président de la Colombie. Il fait une alliance avec l'ELN, et refuse de négocier avec les rebelles du FARC.


J'ai trouvé ce texte sur un site consacré à la Colombie et comme il y a une page de géagraphie, ce sera le prochain épisode.
par Myriam publié dans : La Colombie
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Mardi 3 juin 2008

 


Joli(e) coeur,

Ce soir, maman est restée devant la télévision pour le début d'un match de football. Ceux qui me connaissent, savent que je n'apprécie pas spécialement ce sport. Mais ton papa est un accroc !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Alors, me voilà devant la télé à écouter l'hymne national colombien et plusieurs pensées traversent mon esprit :

- Je pense à Sylvie et Marc qui sont avec Luis et Juan à Bucaramanga
- Je découvre qu'ils portent nos deux couleurs préférées : le bleu pour papa et le jaune pour maman
- Je pense à toi tout simplement....

Voilà, maintenant, dire quelle équipe nous supportons ; je dirais maman la Colombie, papa la France comme cela pas de jaloux !!!!

Viva Columbia.......y Viva Francia........

par Myriam publié dans : La Colombie
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Dimanche 2 mars 2008

En naviguant sur le web, j'ai trouvé cette carte de la Colombie...

De quelle région, vas-tu venir, petit coeur ? 

En effet, comme je vous l'ai déjà dit, lorsque notre liste d'attente sera à février 2007, cela voudra dire que notre dossier pourra partir dans une régionale. 
Elles portent souvent le nom de la ville principale qui apparaissent sur cette carte. 
Ainsi, vous saurez ou nous serons susceptibles de partir.

carte-colombie.jpg 

Medellin, Bogota, Cali, Bucaramanga, Baranquilla sont des noms des régionales ou nous irons peut-être te chercher. Mais il va encore s'en passer des choses...

par Myriam publié dans : La Colombie
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Lundi 1 octobre 2007

Hier, nous étions au pique nique annuel de l'APAEC Bretagne. 
Les 4 départements bretons font partis de cette délégation APAEC. 

C'était sympa. Cela a commencé à 11 heures. Il avait lieu au centre vacanciel à Mûr de Bretagne. C'est en bordure du Lac de Guerlédan. Le site est magnifique. Tout près de chez nous et nous ne le connaissons pas !

Nous étions à peu près 70-80 adultes et une trentaine d'enfants. 

Nous avons pris l'apéro en compagnie de nos amis Sylvie et Marc (ils atttendent deux petits bouts de moins de 4 ans - mise en liste d'attente mars 2006).  (précision : régime oblige, point d'apéro pour moi !!!!)

Nous avons revu Hervé et.........(je ne sais plus) et Jenny, leur fille adoptée à 12 mois l'année dernière. Elle est adorable. Ils sont de Rennes. Nous avons revu Juan, adopté à l'âge de 10 ans par des personnes de Dinan. Puis, nous sommes passés à table et nous avons écouté les témoignages de 3 couples qui ont adopté au cours des 12 derniers mois. 

Le premier couple a une histoire touchante et émouvante. Après un parcours de 6 FIV, ils décident d'adopter et  obtiennent leur agrément en 2003. Rapidement, ils déposent un dossier en Colombie. La réponse des autorités colombiennes  fut un refus pur et simple. Ils sont éffondrés. Ils envoient alors plusieurs candidatures aux OAA dont Médecins du Monde. MDM les acceptent et deviner pour quel pays : La Colombie. Ils ne disent rien de leur première demande. Ils refont le dossier et là ils sont mis en liste d'attente directement pour un enfant de 0-23 mois, en 2004. Et puis, il y a eu le coup de fil magique pour leur annoncer l'attribution de Juan à lâge de 6 mois. Ils sont donc partis un mois et demi après et sont restés à Bogota un mois et demi. Pendant le séjour, la maman ne se sentait pas bien ; des nausées etc.... Elle pense que c'est son corps qui réagit à l'adoption de son fils. Mais de retour en France, elle décide de consulter son médecin. Il lui annonce alors qu'elle est enceinte de 4 mois. Ils n'y croyaient pas jusque l'échographie; Juan aura donc une petite soeur en janvier. 

Ensuite, les parents de Lisette ont expliqué leur parcours plus difficile car ils ont dû renoncer à une adoption d'une petite fille de 7 ans dont le dossier a posé problème. La maman en parlait avec beaucoup d'émotion dans la voix. J'ai pensé à une fausse couche en l'écoutant. 
Mais Lisette leur a été attribuée rapidement. L'entraga (pour les non adoptants, c'est le terme employé par les colombiens pour désigner la rencontre) a été douloureuse pour Lisette, car elle vivait depuis longtemps dans sa famille d'accueil. La maman nous a dit que cela était dur de voir son enfant souffrir autant. Les psychologues de l'ICBF sont intervenus et ont réussi à la calmer. 2 heures après, elle prenait son papa par le coup pour lui faire de gros bisous. Ils venaient de rentrer le 12 septembre chez eux, à Lorient. Elle parle encore l'espagnol mais à priori apprend vite le français.

Puis nous avons écouté les parents de David (je ne suis plus sûre du prénom). Ils habitent la région de Saint Brieuc. Il avait 4,5 ans au moment de son adoption. Ce qui est marrant, c'est que l'année dernière, ils montraient sa photo à tout le monde car ils étaient sur le départ. Tout se passe bien pour eux ,ils rayonnent de bonheur.

Ensuite, c'était le moment des enfants : LA PINATA. Je vous expliquerai comment en faire une pour vos enfants. C'est un pur moment de bonheur. Ton papa et moi, nous regardions ces enfants en nous disant, quel visage auras- tu ? Auquel de ces enfant ressembleras-tu ? Bref, nous nous sommes imaginés avec toi dans quelques années, en train de frapper la pinata pour faire tomber les bonbons et les joujoux.

Je vous laisse découvrir ces visages par ces photos.

(message pour Véronique : j'ai essayé de rassembler tous mes souvenirs pour te donner le plus de détails. J'ai même filmé mais je n'arrive pas à le mettre dans mon blog, merci pour tes astuces !) 

PIQUE-APAEC-2007-001.JPG

Le groupe devant le restaurant




Un jeu d'échecs géant pour les enfants


PIQUE-APAEC-2007-009.JPG

Les enfants : A qui ressembleras-tu ?



Le groupe des enfants, dans l'attente de la pinata.....la pression monte !!!!



La pinata des garçons...



La pinata des filles ; d'ailleurs, ce sont elles qui l'ont cassée en premier.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le jeu de la pinata consiste à faire une ronde pour les enfants. Ils doivent passer sous la pinata en dansant. Et lorsque que l'on dit stop ; les enfants s'arrêtent et celui qui est sous la pinata a le droit de la frapper avec un bâton trois fois pour faire tomber les bonbons. S'il échoue, on continue la ronde. Si la pinata se craque sous les coups de bâton, les enfants se ruent pour prendre le maximum de bonbons et joujoux possible. Bien évidemment, Mireille, notre délégué APAEC, veille au grain afin que les grands ne prennent pas tout et que les petits aient leur part du gâteau.

C'était très sympa à un détail près le repas : LE REPAS ETAIT PLEIN DE CALORIES. J'ai grillé tous mes points et cette semaine, je rattrape car je voudrais voir la balance afficher des grammes en moins jeudi. Donc; demain, je vais à la piscine pour avoir des points en plus..... Bref, tout un calcul et ce qui me connaissent, savent combien, le calcul et moi, nous sommes copain comme cochon.

Sur ce, bonne nuit mes petits.....

par Myriam publié dans : La Colombie
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Dimanche 30 septembre 2007
Nous sommes adhérent à l'APAEC. C'est une association qui accompagne les adoptants dans leurs démarches mais c'est aussi une mine d'or pour l'information venant de Colombie. 
Et aujourd'hui, j'ai vu un message intitulé "nouvelle liste d'attente". 
Je me suis dis que peut être la nôtre a avancée. Et bien non! Nous sommes toujours à avril 2005 pour la liste des 1 à 2 ans. Je vous rappelle notre date de mise en liste d'attente : 09 février 2007.

Je ne sais pas si c'est parce que j'ai passé une bonne journée avec ton papa, mais cela ne m'a pas rendu triste. J'ai même comparé avec la dernière imprimé et j'ai vu que la liste des 5-6 ans est passé de décembre 2004 à avril 2005. Donc le positif, c'est qu'il y a des attributions et que cela avance. Néanmoins, je sais que certains le vivent mal et je comprends qu'au bout de 27 mois de liste d'attente (au fait, cela peut vouloir dire 37 mois d'attente avec l'étude du dossier), le moral soit dans les chaussettes.

Mais courage les filles, nous l'aurons notre enfant !

Demain, nous allons au Pique nique de l'APAEC Bretagne à Mur de Bretagne. Je vous raconterai notre journée.

Petite parenthèse : 1,1 kg de perdu en une semaine.

Bisous.
par TANGUY publié dans : La Colombie
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Mercredi 12 septembre 2007

Nous sommes adhérent à l'APAEC. C'est une association qui accompagne les adoptants dans leurs démarches mais c'est aussi une mine d'or pour l'information venant de Colombie. 
Et aujourd'hui, j'ai vu un message intitulé "nouvelle liste d'attente". 
Je me suis dis que peut être la nôtre a avancée. Et bien non! Nous sommes toujours à avril 2005 pour la liste des 1 à 2 ans. Je vous rappelle notre date de mise en liste d'attente : 09 février 2007.

Je ne sais pas si c'est parce que j'ai passé une bonne journée avec ton papa, mais cela ne m'a pas rendu triste. J'ai même comparé avec la dernière imprimé et j'ai vu que la liste des 5-6 ans est passé de décembre 2004 à avril 2005. Donc le positif, c'est qu'il y a des attributions et que cela avance. Nénamoins, je sais que certains le vivent mal et je comprends qu'au bout de 27 mois de liste d'attente (au fait, cela peut vouloir dire 37 mois d'attente avec l'étude du dossier), le moral soit dans les chaussettes.

Mais courage les filles, nous l'aurons notre enfant !

Demain, nous allons au Pique nique de l'APAEC Bretagne à Mur de Bretagne. Je vous raconterai notre journée.

Petite parenthèse : 1,1 kg de perdu en une semaine.

Bisous.

par TANGUY publié dans : La Colombie
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Lundi 3 septembre 2007
Aujourd'hui, j'ai vraiment repris mon travail ; dur ! dur ! En effet, j'avais une réunion à Nantes à 9 h 30. Je suis donc partie à 7 heures et comme souvent, il y avait des bouchons à Rennes et Nantes. Résultat, je suis arrivée avec 20 minutes de retard.

Hier soir, il y avait une émission sur la Colombie et la drogue. Mes collègues étant informés de notre projet, l'une d'entre elle, m'a dit : "J'ai pensé à toi hier car j'ai regardé ce reportage et je me suis dit que tu  devais avoir peur d'aller dans ce pays ?" Ce à quoi, j'ai répondu :
1 - Je n'y vais pas seule mais accompagné de mon mari.
2- Nous y allons pour adopter notre enfant et que nous serons accompagnés par Médecins du Monde.
3 - D'autre part, certains parents adoptifs l'ont fait, le font et le feront en démarche individuelle.
Que même dans ce cas, ils avaient des interlocuteurs qui les accompagnaient !

De plus, moi aussi , je l'ai regardé cette émission ; j'ai imaginé mon enfant au travers de ces visages colombiens. J'ai trouvé ces paysages magnifiques ; Bref, j'ai posé mon regard de futur maman sur ce pays qui fera de nous des parents. Comme quoi, l'état d'esprit peut biaiser une "lecture" de l'information.

Néanmoins, je ne nie pas la violence et l'emprise de la drogue sur ce pays. Mais le nom de Médellin évoque pour moi la régionale d'ou pourrait venir notre enfant et non la ville de Pablo Escobar.

Pour ceux qui ne connaissent pas la Colombie, les attributions se font dans différentes régions (dont l'une d'elle s'appelle Médellin) et se finalisent à Bogota.

A bientôt,
par TANGUY publié dans : La Colombie
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Dimanche 2 septembre 2007

Aujourd'hui, nous avons passé notre dimanche avec Eric et Séverine et leurs 2 filles Morgane (8 ans) et Mathilde (3 ans). Séverine est une amie rencontrée sur les bancs de la fac. Elle est géniale car elles me laissent m'occuper de ses filles en toute confiance et je prends avec qu'elles ma dose de bisous et de calins. Morgane a une activité favorite chez Mimi (c'est ainsi qu'elle m'appelle), c'est le maquillage. Elle va dans la salle de bains et se maquille. Quant à Mathilde, c'est une petite tornade à elle toute seule. Bref, Je les adore.

Nous avons parlé de la Colombie et des listes d'attente. En effet, la Colombie gère ses demandes par liste. Tout d'abord, vous devez constituer un dossier puis l'envoyer soit à une institution privée ou à l'ICBF (équivalent de la DASS en France). Pour nous c'est l'ICBF, car Médecins du Monde coopère avec eux.
3 possibilités :
- Votre dossier ne rentre pas dans les critères de la Colombie, ils vous refusent.
- Votre dossier les intéresse mais un ou plusieurs points les interpellent sur les rapports sociaux ou psychologiques auquel cas, ils demandent un complément d'enquête. Vous devez donc refaire les rapports demandés puis les adresser à l'iCBF qui jugera s'il vous retiennent ou pas ; si c'est oui, ils vous mettent sur liste d'attente. 
- votre dossier leur convient ; ils vous mettent sur une liste d'attente. L'âge de l'enfant est fonction de l'âge de la maman ; pour nous, c'est la liste des 1 - 2 ans. Elle est arrêtée aujour'dhui à avril 2005. Notre dossier est en attente depuis février 2007.

Pour nous, il n'y a pas eu de complément d'enquête.
Nous avons appris la nouvelle le 15 mars 2007. 

Il faut que je raconte à notre enfant que ce soir-là, je suis rentrée vers 19 heures 30. Ce fut une période difficile car notre dossier était parti chez Médecins du Monde depuis le 23 août 2006 (ce jour je ne l'oublierai pas car c'est notre anniversaire de mariage) et  pour la Colombie depuis le 21 septembre ; il a été déposé traduit en espagnol le 04 octobre à l'ICBF. 
Tous les soirs, je rentrais du travail et je demandais à Papa ; "Est-ce qu'il y a du courrier ? Tous les soirs, c'était non. 
Le 15 mars 2007, je ne lui ai pas posé la question car j'avais le moral dans les chaussettes. Papa vient me voir et il me dit "il y a du courrier". 
Il avait posé la lettre de Médecins du Monde sur la table de la cuisine et a attendu que je rentre pour l'ouvrir. En effet, nous avions très peurs d'être refusés ou d'avoir le complément d'enquête tant redouté par tous les adoptants en Colombie. 
Nous avons dû la regarder pendant 15 minutes sans oser l'ouvrir car nous savions que la suite serait soit du pur bonheur, soit des moments difficiles à vivre. Puis, nous nous sommes jetés à l'eau. Et là, des larmes de bonheur, des rires bref, nous étions sur notre nuage. Nous avons appelés tes grands-parents, et tes tontons et tatas et nos amis pour leur annoncer la bonne nouvelle. 
Eux aussi attendaient la réponse avec impatience et ne savaientr plus quoi nous dire devant ces mois qui défilaient.
Cette attente est dure à vivre mais chaque jour qui passe nous rappoche de la rencontre avec toi, notre petit coeur.
Et des journées comme aujourd'hui rendent les choses plus faciles....

Myriam

par TANGUY publié dans : La Colombie
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