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Samedi 19 juillet 2008


J'ai acheté ce livre il y quelques mois maintenant ; c'est le témoignage de parents qui parlent de leurs vies avec leurs enfants. Il y a un paragraphe qui m'a beaucoup émue tant la symbolique est forte. Pour celles et ceux qui ne l'ont pas lu, j'ai recopié le passage :

C'est l'histoire de Christophe et Ariane qui ont adopté une fratrie de 3 enfants en Colombie ; les enfants étaient agés de 5 ans (Isabelle), 3 ans (Catherine) et 2 ans (Thomas).
Les premières pages racontent leur arrivée dans leur maison et le chamboulement de leur vie et le passage que j'aime le voici :

La maman raconte :

"Leur ancrage dans la famille s'est fait par étapes. Très vite après leur arrivée, nos trois enfants se sont mis à régresser. Ils ont commencé par les couches et les biberons.
Puis ils sont allés plus loin, jusque la naissance.
Un jour, Catherine, me dit : J'ai envie de naître. Je portais un grand t-shirt, elle s'est glissée en boule dessous et a mimé la naissance. Puis, elle s'est mise à babiller comme un bébé, à téter mon sein et à faire de gros câlins. Nous avons répété cette scène dix fois par jour pendant tout l'été avec les trois enfants. Nous étions en pleine activité, lorsque l'un d'entre eux disait : j'ai envie de naître. On s'arrêtait, et on se rendait disponible pour la naissance.

Le papa prend la parole : Ils me l'ont demandé à moi aussi ! Et, c'était extraordinaire. Moi aussi, j'ai mimé l'accouchement et je ne me suis pas une seule fois posé la question de savoir si c'était bien ou pas. Ils avaient besoin de naître de leur mère et de leur père. Ils étaient en train de nous adopter comme papa et maman.
Nous sentions à l'expression de leur visage que ce n'était pas un jeu. Nous avons vécu des moments très forts.

Ce livre est rempli de témoignages plus émouvants les uns que les autres !
par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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Jeudi 17 juillet 2008

Joli(e) coeur,

En postulant à Médecins du Monde, nous n'avions pas choisi de pays en particulier ; notre dossier aurait donc pu être transféré au Vietnam via Mdm. A la lecture de cet article et d'un autre dans le Télégramme avec en première page, un titre comme " Adoption : nouveaus soupçons au Vietnam", j'ai pensé à ces enfants adoptés récemment et aux parents. Que pensez ??? Comment en parler aux enfants ???? Je n'ose pas imaginer ce que peuvent ressentir les parents et leurs familles ! D'autant plus que ces adoptions ont dû être faites via des OAA et peut-être par Mdm.

C'est un aspect de l'adoption qui me fait peur. Bon, cela reste la presse et il faut rester prudent. Certes, mais comment réagir devant les questions des enfants lorsqu'en tant que parent, vous avez tout fait pour éviter cela ! Grande question, n'est ce pas !!!!

Autre sujet : Fran a écrit un post sur les valeurs que nous pouvons avoir et souhaitons transmettre à nos enfants. Allez sur son blog, il y a une vidéo qui donne beaucoup à réfléchir sur le futur de nos enfants. Il est dans mes blogs favoris "rêves d'espoir"



Craintes d'irrégularités dans des adoptions internationales au Vietnam

Aude Genet

Agence France-Presse

Hanoi

Le Vietnam s'inquiète d'irrégularités dans des procédures d'adoptions au nord du pays, dans des centres travaillant notamment avec la France et l'Italie où la police soupçonne, selon la presse et les autorités vietnamiennes, de faux documents sur l'origine d'enfants.

Click here to find out more! 

Selon la très officielle Agence vietnamienne d'information (AVI), qui a renchéri sur des informations du quotidien Tuoi Tre, la police a récemment arrêté les responsables de deux centres sanitaires. Ils sont soupçonnés d'avoir fabriqué de faux extraits de naissance pour que des enfants, présentés comme abandonnés, puissent être adoptés dans deux centres de la province de Nam Dinh.

Contactée par téléphone par l'AFP, la police locale s'est refusée mercredi à tout commentaire.

«Le problème dans les deux centres de Nam Dinh est que la police soupçonne l'établissement de faux papiers sur l'origine des enfants», a simplement répété à l'AFP Vu Duc Long, responsable des adoptions internationales au ministère de la Justice.

Selon lui, depuis qu'ils ont obtenu leurs homologations en 2005 et 2006, les deux centres ont envoyé un peu plus de 300 enfants à l'étranger, aux États-Unis, mais surtout en France et en Italie. Avec plus de 900 adoptions sur un total d'environ 2000, les Américains ont été les plus nombreux à adopter au Vietnam l'an dernier, devant les Italiens (un peu plus de 300) et les Français (un peu moins de 300), selon des chiffres du ministère.

L'annonce de possibles irrégularités dans des procédures d'adoption au Vietnam «ne sert pas l'image de l'adoption, mais a le mérite de montrer que les autorités vietnamiennes font le ménage», a estimé mercredi Médecins du Monde (MdM).

«Le Vietnam fait partie des pays où d'une manière récurrente il peut y avoir des anomalies, mais depuis deux ans ce pays a fait un travail énorme d'assainissement, province après province», affirme à l'AFP Geneviève André, responsable de la mission adoption à MdM.

Soucieux de préserver l'image du système vietnamien, récemment violemment attaqué par Washington, Vu Duc Long a assuré que les dossiers traités par les deux centres avaient suivi les démarches légales. Et que si problème il y a eu à l'origine, il n'était donc pas détectable par le ministère.

L'une des particularités du système vietnamien -- et c'est l'un des principaux reproches qui lui est fait -- est d'être encore très décentralisé, avec énormément de pouvoir entre les mains des responsables provinciaux.

«Pour l'instant, c'est la province qui attribue un enfant à un couple», a encore reconnu Vu Duc Long. «Le ministère n'a qu'un pouvoir de recommandation, peut bloquer une adoption, mais n'a pas le vrai pouvoir de décision.»

Plusieurs pays souhaiteraient voir le pays communiste adhérer à la Convention de La Haye, pour permettre à Hanoï de davantage contrôler les adoptions.

Le processus prend du temps, mais il est en cours. L'idéal, selon Vu Duc Long, serait de transférer au ministère de la Justice «le vrai pouvoir de décision». «Si l'on peut faire cela, les problèmes comme ceux que l'on voit à Nam Dinh disparaîtront».

Le Vietnam avait suspendu il y a quelques années les adoptions étrangères en raison des risques de trafic d'enfants.

Les procédures avaient repris à partir de 2001 sur la base de conventions bilatérales. Mais les craintes d'irrégularités n'ont jamais totalement disparu.

Fin avril, les États-Unis ont sorti un rapport accablant sur la situation, dénonçant entre autres de fausses déclarations qui montaient de toutes pièces des abandons. Mais le document a provoqué la colère de Hanoï et empêché le renouvellement de la convention passée entre les deux pays. Au 1er septembre, les Américains ne pourront à nouveau plus adopter au Vietnam.

Le même article est paru dans le Télégramme !
par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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Mardi 1 juillet 2008

Joli(e) coeur,

Maman a trouvé cet article dans le Figaro ; c'est étonnant ce que dit Jean-Marie Colombani, et cela fout les boules d'être pris dans des querelles de clochers : Mais peut-on compter sur Sarko pour mettre de l'ordre ?????


Extrait du Figaro en ligne :

Colombani : «Il faut passer aux actes»
Propos recueillis par D. de M. du Figaro


INTERVIEW - L'auteur d'un récent rapport commandé par Nicolas Sarkozy suggère une intervention de Matignon ou de l'Élysée.

LE FIGARO —Trois mois après la remise de votre rapport pour redynamiser l'adoption, qu'est-ce qui a changé ?

JEAN-MARIE COLOMBANI — Rien ne s'est passé depuis, et c'est très inquiétant. Malgré la priorité que s'était fixée le président de la République de dégripper les rouages de l'adoption en me commandant dans un premier temps un état des lieux, le gouvernement n'a rien traduit en actes jusqu'à ce jour. J'avoue être indigné de cette lenteur, alors que tous les «diagnostics» sont posés. On sait entre autres que, pour optimiser l'adoption, il faut créer une autorité centrale en marge de l'AFA (Agence française de l'adoption) de manière à définir une vraie politique, améliorer la procédure d'agrément ou encore développer la coopération humanitaire avec les pays d'origine.



Si rien n'a été officiellement annoncé, des mesures semblent se profiler…


Si l'on fait référence à ce que j'entends dire à droite et à gauche sur la volonté de Nadine Morano de réunir tous les acteurs de l'adoption autour d'une même table, alors les bras m'en tombent : l'heure n'est plus aux tables rondes et aux concertations ! Ça a été fait maintes fois. C'est même la raison d'être du rapport que j'ai fait ! Passons aux actes !



Quelle est, selon vous, la raison d'une telle situation ?


Elle est politique. Il y a tout simplement de sourdes batailles au sein du gouvernement pour tirer à soi ce sujet : Rama Yade (secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères, NDLR) pour le volet international, Nadine Morano (secrétaire d'État à la Famille) pour l'adoption en France, sans compter l'AFA qui a actionné tous les leviers pour défendre la légitimité de son agence. C'est scandaleux que, aujourd'hui en France, la problématique de l'adoption soit réduite à des petits jeux d'influence dans un appareil déjà complexe et à des guerres de position. D'autant que, au bout de la chaîne, ceux qui attendent sont des familles et des enfants en souffrance.


Quelle pourrait-être la solution ?


Il faut absolument un recadrage politique, avec une feuille de route claire pour tout le monde. Soit on met en place un conseil interministériel piloté par Matignon, soit Nicolas Sarkozy oblige ses ministres concernés à appliquer des mesures du rapport.

par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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Lundi 30 juin 2008
Après un week-end aux Sables d'Olonne, nous sommes de retour. Nous avons profité du soleil, de la plage et d'Anna. Nous avons pris notre dose de sourires, câlins et bisous. Nous, voilà, requinqués !

Ce matin, j'ai trouvé cet article de presse sur la suite du rapport Colombani sur l'adoption paru dans la Figaro.

La secrétaire d'État à la Famille, Nadine Morano, veut créer un portail Internet et relancer l'adoption nationale. 

Rendre l'adoption plus facile et augmenter le nombre d'enfants accueillis dans les familles. Tel est le but d'une série de mesures que le gouvernement s'apprête à lancer.
25 000 familles disposent d'un agrément et espèrent recueillir un enfant.
Mais seules 3 800 adoptions ont été réalisées par des Français en 2007.
La secrétaire d'État à la Famille, Nadine Morano, s'apprête à annoncer la mise en place d'un portail Internet pour centraliser les informations sur l'adoption. «L'objectif est de diffuser des informations plus précises aux couples qui ne disposent pas encore de l'agrément, précise la ministre au Figaro. Et également de proposer un meilleur accompagnement des familles qui ont déjà adopté.

Un projet qui suscite déjà des critiques. «S'il s'agit de la mesure principale de Nadine Morano pour résoudre le problème de l'adoption, c'est vraiment la montagne qui accouche d'une souris», s'étonne Janice Peyré, présidente d'EFA, la principale association française pour l'adoption. «Certes ce n'est pas un portail Internet qui va faire avancer le dossier, mais cette création est une bonne chose car on manque d'informations centralisées et accessibles à tous», nuance Yves Nicolin, président de l'Agence française de l'adoption (AFA).
La relance de l'adoption nationale, une des préconisations de Jean-Marie Colombani, auteur du récent rapport commandé par le chef de l'État, est également un élément central du plan du secrétariat d'État à la Famille.
Quelques centaines d'enfants français seulement sont adoptables chaque année étant donné le faible recours à l'article 350 du Code civil sur la déclaration judiciaire d'abandon.
Ce dernier prévoit qu'un enfant est déclaré abandonné si ses parents s'en sont «manifestement désintéressés» pendant une période d'un an après qu'un tiers eut instruit cette demande d'abandon. «En France, le lien juridique entre l'enfant abandonné et ses parents biologiques est maintenu trop longtemps. Cela rend ces enfants inadoptables», relève Nadine Morano qui veut favoriser l'adoption des pupilles de la nation. Une concertation sera organisée avec les conseils généraux afin d'établir un référentiel sur le délaissement parental.

Ces derniers seront également consultés pour réfléchir à une meilleure diffusion de l'information concernant les agréments. «Plus d'enfants issus d'une fratrie ou "à particularité", malades ou handicapés, pourraient être recueillis par une famille», prône enfin la ministre. 

Une autorité centrale dans un contexte difficile de baisse des adoptions à l'étranger, d'un peu plus de 20 % en France en 2007 et après le fiasco de L'Arche de Zoé, Rama Yade, la secrétaire d'État aux droits de l'homme, s'est vu confier le dossier de l'adoption internationale.
Son cabinet dit avoir retenu l'ensemble des dix propositions de Jean-Marie Colombani concernant ce volet. Les associations restent particulièrement attentives à la création d'une autorité centrale, la principale mesure du rapport Colombani. Nombre d'acteurs estiment qu'elle est primordiale pour définir une politique en matière d'adoption internationale et fixer des objectifs aux Organismes autorisés pour l'adoption (OAA) et à l'AFA sur le terrain.

Mercredi, un ambassadeur en mission chargé de l'adoption internationale a été nommé en Conseil des ministres. Il s'agit de Jean-Paul Moncheau, conseiller des affaires étrangères hors classe, qui prendra ses fonctions à compter du 15 juillet. Il lui appartiendra de piloter le volet international de l'adoption pour le Quai d'Orsay.

Seul l'avenir va nous dire ce que cela donnera dans les faits ; ce que je retiens c'est la prise de conscience de l'existence tous ces enfants qui restent en famille d'accueil en France, parce que l'article 350 du Code Civil n'est que très rarement appliqué. C'est une discussion que nous avons eu avec notre assistante sociale, avec la question centrale : ou est l'intérêt de l'enfant ? C'était un bel échange de point de vue et cette question est très, très, compliquée !!!!






par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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Lundi 16 juin 2008

Joli(e) coeur,

Maman parcourt quelques forums et sur AdoptionFrance, elle a trouvé ce texte issu du lien suivant :link
C'est le témoignage d'un adopté au Salvador.

Je vous laisse le découvrir :

Jonathan a été adopté à l’âge de 3 ans. Pendant des années, ses origines salvadoriennes ont été un poids pour lui. Aujourd’hui serein, ce jeune homme de 25 ans évoque les interrogations liées à son adoption. 

Jonathan est né au Salvador. A l’âge de 3 ans, il a quitté ce pays pour être adopté par une famille française. Il a mis longtemps à accepter son adoption. Pendant son enfance, il a même cherché à la dissimuler. Aujourd’hui sur la trace de ses origines latino-américaines, Jonathan évoque avec Restons en Forme le cheminement qui l’a conduit à préparer aujourd’hui un voyage au Salvador.

REF : Pourquoi vos parents se sont-ils tournés vers le Salvador ?

Jonathan : Ils avaient essayé d’adopter en France mais les procédures sont très difficiles et ça n’avançait pas. Un jour, ils ont rencontré une personne qui travaillait à l’ambassade du Salvador et qui leur a parlé des possibilités d’adoption dans ce pays. Avant moi, mes parents avaient déjà adopté ma sœur, qui venait elle aussi du Salvador.

REF : Gardez-vous des souvenirs de ce pays ?

Jonathan : Contrairement à ma sœur, qui avait 6 ans quand elle est arrivée, je n’en garde pas beaucoup. J’avais seulement 3 ans quand je suis parti. Je me souviens des troupes de soldats. A l’époque, c’était la guerre civile là-bas… Je garde aussi des souvenirs de ma dernière famille d’accueil. J’étais souvent seul là-bas et j’avais peur. Et puis on est venu me chercher.

REF : Quand avez-vous compris que vous aviez été adopté ?

Jonathan : Dès que j’ai eu l’âge de le comprendre. Mes parents ne m’ont jamais rien caché. Ils m’ont même toujours autorisé à consulter mon dossier d’adoption à l’ambassade du Salvador. Même si je ne l’ai fait qu’il y a quelques mois…

REF : Quels ont été vos rapports avec le Salvador pendant votre enfance ?

Jonathan : J’ai mis longtemps à accepter ma condition d’enfant adopté. Je prenais mes origines comme un poids à porter. Je voulais ressembler à tout le monde. Et débarquer du Salvador, c’est quand même une vie que tout le monde n’a pas eue. Alors, pendant longtemps, j’ai essayé de cacher mon adoption. A l’école, j’ai fait exprès de prendre allemand première langue pour éviter l’espagnol. Je ne voulais pas entendre parler du Salvador.

REF : Quelles difficultés avez-vous connues en tant qu’enfant adopté ?

Jonathan : C’est dur de voir sa vie commencer à 3 ans. Je ne sais pas à quel âge j’ai marché, ni quels ont été mes premiers mots ou bien les maladies infantiles que j’ai pu avoir. Je n’ai pas toujours bien vécu ma couleur de peau : j’ai la peau mate. Ça n’est pas grave quand on vit dans une cité et que nos amis viennent de partout. Ce qui me gênait, c’était la différence physique entre moi et mes parents.

REF : Evoquiez-vous librement votre adoption avec vos parents ?

Jonathan : Mes parents m’ont souvent poussé à en parler. Si le sujet était rarement abordé, c’était parce que je ne le voulais pas. Ma sœur avait beaucoup plus de souvenirs. Elle en souffrait et elle avait besoin de l’évoquer. Mais moi, je me renfermais : dès qu’on touchait à ce sujet, je me braquais. Je partais jouer tout seul dans mon coin. Je n’arrivais pas à comprendre l’adoption. Pourquoi était-ce moi qu’on avait choisi ? Je pensais aux enfants qui étaient restés au Salvador et ça m’angoissait. Je me sentais responsable du fait qu’ils sont restés là-bas. 

REF : Qu’est-ce qui vous a fait évoluer vis-à-vis de vos origines ?

Jonathan : En 2005, je suis allé aux Journées mondiales de la jeunesse en Allemagne. Là-bas, j’ai sympathisé avec des Equatoriennes. Ma ressemblance physique avec elles m’a interpelé. Ça m’a donné envie d’en savoir plus et de renouer avec mes racines. A présent, je suis en contact avec deux Salvadoriennes. J’ai maintenant le projet de me rendre au Salvador dès que je pourrai. Je crois que j’aurai définitivement accepté mon adoption quand je me serai rendu là-bas et que je parlerai couramment espagnol. 

REF : Avez-vous des contacts avec votre famille biologique ?

Jonathan : Il y a quelques mois, j’ai reçu un coup de téléphone de l’ambassade du Salvador. Ils m’annonçaient que j’avais une sœur, adoptée elle aussi, qui avait fait des recherches sur sa famille et qui m’avait retrouvé. Ils me demandaient si je voulais bien la voir. Nous avons repris contact. Ça s’est très bien passé. Malheureusement, nous n’avons pas réussi à retrouver d’autres membres de la fratrie. Nous avons appris que ma mère avait fui le Salvador après ma naissance, mais nous avons perdu sa trace. 

REF : Comment votre famille adoptive a-t-elle vécu ces retrouvailles ?

Jonathan : Ma sœur a tout de suite trouvé ça génial. Elle était très contente pour moi. La réaction de ma mère a été plus mitigée. Au début, elle avait peur que ça ne nous éloigne ma sœur et moi. Comme ça n’a pas été le cas, elle a ensuite bien pris les choses. 

REF : Comment voyez-vous votre adoption aujourd’hui ?

Jonathan : J’ai longtemps été dans le déni. Mais maintenant, je la prends comme un plus. C’est une richesse d’avoir une double culture. J’ai eu la chance d’être adopté par une famille formidable qui m’a donné beaucoup d’amour. Aujourd’hui, je pense aux membres de ma famille qui n’ont pas eu cette chance. J’aimerais les retrouver et faire quelque chose pour eux. Je voudrais les faire profiter de ma chance.  

REF : Quels conseils donneriez-vous aux parents adoptifs ?

Jonathan : Il ne faut pas qu’ils s’inquiètent. C’est normal de se poser des questions vis-à-vis de son adoption. Comme je ne me confiais pas, ma mère avait l’impression que je ne l’aimais pas. Mais avec le temps, tout finit par s’arranger. Les enfants comprennent et acceptent. A l’époque, mes parents avaient essayé de se tourner vers une association d’enfants adoptés. Comme je voulais être comme tout le monde, j’avais refusé. Mais je crois que ça m’aurait fait du bien de rencontrer des enfants dans le même cas que moi. Finalement, je viens de m’y inscrire cette semaine. Je voudrais parrainer des enfants adoptés. 

Propos recueillis par Elise Grandjean

Je me pose déjà cette question : Comment vivras tu ton histoire ? 
Serons-nous suffisamment "habiles" pour percer tes secrets si ta vie "d'avant" devait être un poids pour toi ?

La lecture de ce témoignage me rassure tout de même, et j'espère être "une maman à la hauteur", si je peux me permettre de parler ainsi ! 

Besos Joli(e) coeur.....
par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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Lundi 26 mai 2008

Joli(e) coeur,

En consultant les forums sur l'adoption, maman a trouvé cet article extrait du site de Médecins du Monde sur les évolutions concernant l'adoption internationale. Il y avait aussi un rapport "Bilan de 2007" qui fait 70 pages, très instructifs sur ce qui nous attend.



Adoption, les récentes évolutions

Chaque année, 45 000 enfants adoptés circulent dans le monde. Ils sont issus de
pays émergents, tels la Chine, la Russie, le Vietnam, ou de pays en grande
précarité comme l'Éthiopie, le Liberia, Haïti, Madagascar. Les enfants sont
accueillis principalement dans les pays développés à faible indice de fécondité
: les États-Unis, le Canada, la France et l'Espagne. À ce jour, l'adoption
internationale compte plus de 160 pays d'origine pour moins de 20 pays
d'accueil.

UN DÉSÉQUILIBRE CROISSANT

Ces dernières années, de nombreux pays émergents ont réduit le nombre d'enfants
proposés à l'adoption.« On note dans les pays d'origine une véritable prise de
conscience du bénéfice pour l'avenir de garder leurs enfants, explique Geneviève
André, responsable de la mission adoption à MdM. En parallèle de ce phénomène,
ces pays ont aussi tendance à développer l'adoption nationale, notamment pour
les enfants de moins de trois ans. » C'est le cas au Brésil, en Colombie et en
Inde, où l'adoption nationale est devenue une priorité.
Cette diminution quantitative est également accompagnée d'un changement du
profil des enfants. En effet, de plus en plus de pays proposent des enfants à
besoins spéciaux : grandes fratries, enfants de plus de six ans, souffrant de
pathologies médicales ou chirurgicales. Ces particularités rendent la recherche
d'une famille et le suivi plus complexes. Cette baisse du nombre d'arrivées
d'enfants s'oppose à une demande en constante augmentation des pays d'accueil,
qui, malheureusement se focalisent sur les bébés et les enfants « les plus
petits possible », comme le formulent les candidats. Cette explosion a été
particulièrement marquée en Espagne, en Italie et aux États-Unis où la demande a
presque doublé en dix ans.

DES CONSÉQUENCES COMPLEXES À GÉRER

Pour freiner cette demande excessive, les pays d'origine mettent en place de
nouvelles barrières. La Russie multiplie les formalités administratives.
Madagascar arrête les adoptions individuelles. Le Vietnam demande que l'adoption
soit accompagnée de projets humanitaires. La Chine, quant à elle, renforce sans
cesse les critères de sélection des familles d'accueil. Ces dispositifs ont de
lourdes répercussions dans les pays d'accueil. L'un des effets les plus
contraignants est l'allongement des délais d'attente. À l'exception des enfants
à particularités médicales, à partir de la transmission du dossier, une famille
patiente en moyenne 24 mois avant l'arrivée de l'enfant. Ainsi les pays
d'accueil ont tendance à entrer en concurrence. Cette pression peut facilement
conduire à des dérives tant éthiques que financières. Celles-ci sont souvent
aggravées par la corruption et le laxisme vis-à-vis des lois locales qui règnent
dans certains pays d'origine, auxquels peut s'ajouter le non-respect des lois
internationales. Le contexte actuel oblige donc les organismes autorisés pour
l'adoption à mener une politique de prévention des risques. La vigilance
vis-à-vis à la fois des pays d'accueil et des pays d'origine s'impose.

Un contexte qui demande encore plus de patience...

L'adoption internationale n'est pas un phénomène de mode, elle a toujours
existé. Cependant, les dérives d'organisations peu scrupuleuses et l'explosion
des demandes ont des conséquences négatives sur les organismes d'adoption, dont
Médecins du Monde fait partie.

Le durcissement du contexte international en matière d'adoption a des
conséquences sur l'adoption au sein de notre organisation. Entre 1990 et 2007,
3177 enfants ont été adoptés par l'intermédiaire de MdM. Néanmoins, notre
organisation, seule ONG médicale avec un statut d'organisme autorisé à
l'adoption (OAA) depuis 1988, a vu le nombre d'enfants adoptés diminuer au cours
de l'année 2005. Le pic des arrivées d'enfants s'est produit en 2004, avec 320
enfants. En 2005, 315 enfants ont pu être adoptés (la plupart venant de Chine ou
de Russie) contre seulement 240 en 2006, et 212 en 2007. Ce constat n'est pas dû
au manque de demandes, le nombre étant en constante progression.
Mais la baisse des propositions a entraîné une accumulation des dossiers dans
les pays d'origine d'année en année : 797 dossiers étaient en cours fin 2007.
Cela nous oblige à ajuster l'acceptation du nombre de dossiers de candidature et
rend le travail de l'équipe des 229 bénévoles et des 4 salariés difficile pour
satisfaire les attentes des enfants et des familles.

DU TEMPS POUR ÉVALUER LES ADOPTIONS

Comment expliquer ces changements ? Tout d'abord, certains pays d'origine
sélectionnent eux-mêmes les familles d'accueil. MdM ne peut que se plier aux
exigences et au temps que ceux-ci demandent, comme la Chine. Par ailleurs,
chaque dossier nécessite un traitement personnalisé. Cela requiert d'étudier la
demande et la faisabilité de chaque projet dans les pays où MdM est habilité.

DES ÉTAPES OBLIGATOIRES ET NÉCESSAIRES

Si le projet est réalisable, nous recevons les familles pour apprécier leurs
capacités parentales et leurs limites (cette étape pouvant prendre deux à trois
mois). Une commission pluridisciplinaire (médecins, psychologues, professionnels
de l'enfance) étudie tous les quinze jours l'ensemble des dossiers pour avis
définitif. « On ne donne pas n'importe quel enfant à n'importe quelle famille »,
explique Geneviève André-Trevennec, pédiatre et responsable de la mission
adoption. Surtout s'il s'agit d'adoptions complexes, souvent proposées par les
pays d'origine.

DU TEMPS POUR PRÉPARER UNE NOUVELLE FILIATION

Les délais d'attente ont sérieusement augmenté depuis 2005 (deux à trois ans en
moyenne). Pour les enfants de moins de trois ans, il y a environ dix demandes
pour un enfant proposé alors que nous cherchons parfois sans succès des familles
pour de grands enfants. Mais cette attente permet la préparation psychologique à
la parentalité adoptive, étape essentielle dans la prévention des échecs. Pour
les adoptions complexes, les pathologies médicales et chirurgicales peuvent
s'avérer parfois plus importantes que prévues et les futurs parents doivent être
préparés à affronter cela. « L'adoption internationale est une filiation à hauts
risques médicaux et psychosociaux, compte tenu du passé tourmenté des enfants,
de leurs ruptures affectives », conclut Geneviève André.

Se mettre au service de l'enfant avant tout

Médecins du Monde est un relais entre parents désireux d'adopter un enfant et
enfants rêvant de faire à nouveau partie d'une famille. C'est pourquoi
l'organisation propose des solutions pour satisfaire au mieux les attentes des
uns et des autres.
Les dérives de certaines organisations ainsi que le nouveau contexte
international ont causé des préjudices à l'ensemble des organismes d'adoption.
Pour les pallier, MdM accentue encore ses spécificités, même si la mission
adoption bénéficie de la renommée internationale de notre organisation. Elle
s'efforce d'implanter des cellules d'adoption dans chaque pays d'origine où elle
mène de pair des projets humanitaires. Celles-ci permettent de prévenir les
éventuelles dérives, notamment liées aux corruptions constatées dans certains
pays d'origine. L'éthique que s'impose MdM depuis sa création l'oblige
naturellement à respecter les lois internationales. Grâce à ces ingrédients,
elle a des atouts pour faire une politique de prévention des risques.

UN ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISÉ

L'organisation accompagne les familles dès l'instant où leur demande d'adoption
est acceptée et réalisable, jusqu'à deux ans et plus après l'accueil de leur
enfant. Un important travail d'évaluation des familles est effectué, 50% des
adoptions étant dites « complexes ». Ce travail préparatoire, qui peut paraître
long et fastidieux, s'avère nécessaire pour la protection de l'enfant mais aussi
des parents adoptants. Après les deux années de suivi, MdM reste à la
disposition des familles lorsqu'elles le souhaitent, surtout au moment de
l'adolescence, période pouvant être souvent difficile.

UNE OUVERTURE SUR DE NOUVEAUX PAYS

MdM ouvre de nouveaux États à l'adoption pour pallier la baisse constante du
nombre d'enfants adoptables dans les pays d'origine, comme en Chine et en
Russie. En juillet 2006, Haïti lui a ouvert ses portes. Sept enfants ont ainsi
été accueillis en 2007. En juin 2007, ce fut le tour de Madagascar. L'Afrique
est un continent maintenant relativement réticent à l'adoption internationale,
surtout depuis les dérives de l'Arche de Zoé. Le Népal, le Laos, le Cambodge et
la Birmanie se sont fermés à l'adoption à la suite des événements politiques
récents. MdM cherche à s'ouvrir sur d'autres pays. Cela n'est pas toujours
facile, les pays musulmans ne proposant pas d'enfants à l'adoption
internationale, d'une part, et MdM souhaitant ouvrir sa mission seulement là où
des actions humanitaires sont déjà en cours. « L'adoption internationale se
justifie uniquement dans les pays à grande précarité dans lesquels le pronostic
vital de l'enfant est en jeu et où ses droits ne sont pas respectés », souligne
Geneviève André. C'est le bonheur futur de l'enfant qui doit primer sur le «
désir d'adulte » des parents candidats à l'adoption. L'idéal est que cet enfant
puisse être adopté dans son propre pays, sans rupture avec sa culture. MdM se
met donc en priorité au service de l'enfant, pour éviter toute dérive.

Dossier réalisé par Quitterie Deschards et Laure Antoine.

par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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Jeudi 15 mai 2008
L'une des premières choses que je fais le matin après avoir ouvert mes mails, je consulte les forums sur l'adoption, dont deux ont ma priorité :
Le premier est celui de l'APAEC.
Le deuxième est AdoptionFrance.
Sur ce dernier, il a été annoncé la création d'un site sur les actualités en général, sur le thème de l'adoption.
Voici l'adresse : http://adoptionactu.com

Je n'ai pas encore eu le temps de le parcourir dans les détails, mais il m'a l'air pas mal.
J'ai donc voulu le partager avec vous.

De plus, il y a des attributions d'annoncées pour des mises en liste d'attente en juillet 2005 sur les blogs des copines ; je me dis donc que les listes vont bien finir par bouger !!!!

Aujourd'hui, j'ai une pensée pour vous qui vivez ces moments, et cela me fait un bien FOUUUUUUUUUUUU !!!!!
par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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Mardi 6 mai 2008
En parcourant les forums, AdoptionCambogde a annoncé la création d'un blog par le Dr de Mauléon, médecin pédiatre spécialisé dans l'adoption et auteur d'un ouvrage très connu auprès des adoptants : "Naître là-bas et grandir ici".

Voici ce livre :






















Et voici le l'adresse du blog : http://leblogdeladoption.blogspot.com



par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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Mercredi 7 novembre 2007

J'ai laissé parler mon coeur sur cette affaire ; et aujourd'hui, je suis très partagée entre "c'est pas possible qu'il est pu se laisser embarquer dans cette affaire" et de l'autre "quel scandale vis à vis de ces enfants et de leurs familles". 

En même temps, je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a "tanguy sous caillou" comme on dit chez nous. 

C'est trop moche pour qu'il est pu faire ça. Bref, je ne sais pas quoi penser. Si je pense surtout à ces familles qui ont un parent là-bas, et cela doit être dur !

par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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Jeudi 1 novembre 2007
J'imagine que vous avez du entendre parler de l'association Arche de Zoé. 
Cette ONG souhaitait faire venir des enfants du Darfour pour les sauver d'une mort certaine, selon eux.

Chacun d'entre nous s'est fait une idée à partir de la presse. 

Mais moi, cela me touche beaucoup car une des personnes emprisonnée actuellement au Tchad m'a apporté son aide. En effet, dans l'attente de la réponse de l'ICBF, nous avons imaginé un refus de notre dossier et envisagé de déposer un dossier dans un autre pays. C'est comme cela que j'ai échangé des mails avec une des ces personnes. Elle m'avait dit de croire dans notre projet et qu'un jour, un enfant serait mis sur notre chemin... je me rappelle encore ses paroles.

Que cette action est été "mal montée" soit, mais de là, à accuser ces personnes de pédophilie, de trafic d'enfants pour des organes et j'en passe ; je dis NON !

Je suis allée sur différents forums de discussion de parents adoptifs, ; j'y ai lu des choses d'une agréssivité rare. Oui, l'adoption en France pourrait avoir à subir les conséquences. 
Mais, il est faut de dire qu'il est interdit d'adopter au Tchad. Nous connaissons un couple qui a adopté leur petite fille dans ce pays en toute légalité. Alors lorsque c'est le président de l'AFA qui le dit au journal de 12 h 30 sur France 3, je suis révoltée. 

Quoi dire à cette petite fille ? C'est à se demander comment ces personnes peuvent être à la tête d'un organisme chargé de l'adoption internationale.

De plus, silence radio de Bernard Kouchner ; or, il était le premier avec Bernard Henri-Levy à dénoncer cette guere au Darfour. Et là , RIEN, nada ! Nous entendons que Mme YADE. Cela me révolte !

Faut pas oublier, qu'il a été l'un des premiers médecins français à avancer l'aide humanitaire pour aller dans certains pays tel que le  Vietnam et le Biafra pour sauver des enfants : cela s'appelait "Ingérance humanitaire". Cela ne vous rappelle rien ?!?

Voilà, c'était mon coup gueule ;  nous n'avons pas tous les tenants et les aboutissants mais ce que je crains c'est que ces hommes et femmes peuvent être broyés par une machine politique qui nous dépasse.

Ce soir, je pense à sa femme et à ses filles.
par Myriam publié dans : Débat sur l'adoption
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